L’Influence des autres
Leyla
En période de transformation il est normal
de vivre un apport d’énergie supplémentaire
jusque dans le corps physique. Le corps s’ajuste suite aux
réactions déclenchées par l’influence
du corps nerveux. Les petites expériences que l’on
vit avec nos familles, et venant aussi des autres, peuvent nous
apporter une meilleure compréhension, en développant
le discernement. Parfois le processus est difficile. Il est évident
que se sortir de la toile d’araignée n’est pas
toujours chose facile. L’être humain a toujours vécu
en groupe et il a développé une protection de groupe.
La personnalité peut développer certaines peurs qui
amènent l’individu dans un champ illusoire. Celui-ci
a une impression de solitude. Les champs émotionnels sont
réactivés. Il aura l’impression d’être
exclus du groupe, s’il ne se soumet pas aux lois existantes
dans ce groupe. Voilà l’importance de se détacher
de l’astral véhiculé par les autres.
Dans une période de transformation, il ne
faut pas espérer que tous les membres du groupe ou d’une
masse feront les mêmes changements que nous. Chaque individu
possède ses étapes propres de cheminement et les limitations
sont différentes d’un individu à l’autre.
Par contre, si ces personnes se retrouvent dans le même champ
astral, c’est qu’ils sont à peu près tous
au même niveau d’évolution que nous. Cependant
ils ne sont pas toujours prêts à se transformer et
ne désirent pas vivre cette expérience en même
temps parce que leur cheminement n’est pas encore rendu à
ce stade évolutif.
L’individu qui chemine doit développer
cette compréhension et cette acceptation de la différence.
Sans se penser supérieur il apprend qu’il doit prendre
conscience de son nouveau rôle. Celui-ci apprend à
coopérer et à collaborer avec ceux qui sont différents
de lui. Il apprend à transformer la compétition et
la rivalité affective, afin de dépasser ses comportements,
et en arriver à pratiquer l’amour compassion.
Dans le monde humain, en tant que parent, ou enseignant
nous avons tendance à penser que nous sommes forcés
de donner l’exemple de mieux agir. L’important lorsque
l’on chemine et que nous sommes parents, ou enseignants, n’est
pas de démontrer un exemple à suivre, mais de tout
simplement être ce que l’on est. Les parents ne doivent
pas imposer leur façon de penser ou de vivre à leurs
enfants. Ils doivent les laisser libres. Les parents ne doivent
en aucun cas jouer le rôle de sauveur. Lorsque nous voulons
sauver les autres, c’est que nous avons des désirs
cachés de contrôler les situations, afin de mieux nous
sécuriser. C’est une attitude qui est commandée
insidieusement par l’égo et non par la liberté
d’être. Nous voulons imposer notre façon d’être.
Les autres doivent correspondent à notre image et suivre
nos idées. Nous ne laissons pas le libre choix aux autres.
Ainsi nous pensons que nous sommes dans la bonne voie lorsque nous
faisons les choses ou prenons les responsabilités des autres.
Nous nourrissons le fait que nous sommes une bonne personne et que
nous sommes indispensables. Nous sommes alors dans un mirage et
dans une illusion.
Notre bonheur ne doit pas être conditionnel
aux autres. Nous pouvons vouloir changer, mais peut-être que
les autres ne le désirent pas. Ainsi Il est important de
savoir respecter les limitations des autres, tout en se respectant
dans notre libre choix. Nous ne jouons pas les jeux astraux des
autres. Cependant, nous n’imposons pas aux autres d’être
à notre image. Il est important de donner le libre choix
« d’être » aux autres, tout comme nous nous
donnons ce libre choix.
Il nous arrive souvent de vivre des expériences
qui nous apprennent le détachement, et la sagesse d’en
connaître la différence. C’est la raison de notre
existence sur les plans matériels. Nous apprenons à
développer nos forces tout en vivant dans un corps matériel.
Ainsi, nous apprenons à faire les bons choix, et à
prendre la bonne direction pour nous diriger vers notre alignement
principal. Mais nous apprenons également à maîtriser
notre égo, qui parfois nous amène à penser
que nous sommes supérieurs à d’autres, alors
que c’est faux.
La souffrance est amenée par l’égo.
C’est l’égo qui nous fait penser que nous sommes
supérieurs, c’est lui qui nous amène dans des
schèmes de pensée qui sont faux. Il stimule notre
imagination. Toutes sortes de pensées commencent à
prendre forme tels : le rejet, l’exclusion, la peur d’abandon,
peur de perdre, et surtout peur de perdre notre pouvoir.
Donc, si quelqu’un est capable de se remettre
en question, de rechercher une piste plus adaptée à
la vie supérieure mais sans se sentir supérieur cela
veut dire que cette personne est dans son alignement et vit plus
au niveau de l’âme que de la personnalité. Elle
conscientise la situation et cherche à établir la
vérité. C’est ce qui nous amène à
faire des choix. Nous pratiquons le discernement en recherchant
la réalité. C’est alors que la conscience s’ouvre.
L’individu se sort graduellement de l’influence astrale
et rien ne va le faire dévier de son mode de conduite individuelle.
Il demeurera dans son élément, sans faire partie des
jeux astraux provoqués par des peurs qui viennent de d’autres
influences.
Une fois cette conscientisation faite, vient l’intégration.
Nous développons une certitude intérieure qui n’est
pas contrôlée par l’égo. Le fait d’être
différent de ceux que nous côtoyons, ne déclenche
pas de sentiments inférieurs tels que : l’apitoiement,
la colère, l’incompréhension. Un détachement,
une acceptation, et finalement un lâcher prise se fait. Par
la suite vient une paix, et une sérénité intérieure.
Bien sûr nous ne maîtrisons pas encore tout cela car
nous sommes dans l’expérimentation. Nous sommes incarnés
pour apprendre à mieux maîtriser nos plans inférieurs
afin d’élever nos vibrations en trouvant nos véritables
forces. Chose certaine, c’est qu’à chacune de
nos expériences, nous nous renforçons. L’influence
astrale, est de moins en moins forte à la longue, due à
l’intégration de cette compréhension.
Certains instructeurs nous disent que nous devons
nous servir du mental pour maîtriser l’astral. Cela
dépend du point de vue de chacun. Une personne de cœur
va passer d’abord par son cœur. C'est-à-dire par
l’intuition et l’expérimentation. La personne
ressent une situation d’inconfort, qui l’amènera
à vivre des émotions, Un brouillard se lève,
elle détecte ce qui ne va pas, mais ne le comprend pas tout
suite. Elle se remet en question, si elle accepte de vivre l’expérience
en s’abandonnant à sa nature supérieure, L’acceptation
viendra et la compréhension suivra tout naturellement.
Tandis que pour une personne mentalisée,
elle va comprendre que la situation est instable, mais ne ressens
pas ou peu ses émotions. Elle aura une compréhension
mentale, mais aura une non acceptation de la situation. La différence
entre une personne de cœur et une personne mentalisée
est que cette personne mentalisée devra s’élever
vers une compréhension mentale supérieure, afin d’apaiser
ses insécurités. Tandis que la personne de cœur
va vivre ses émotions, afin d’en arriver à développer
une acceptation de son inconfort, qui l’amènera vers
une intuition de compréhension supérieure. Cette intuition
de compréhension viendra de son cœur supérieur
et non de son plan mental. Ce sont deux êtres qui travaillent
complètement différemment l’un de l’autre
sur le chemin de l’évolution de chacun.
Une personne ayant pour force le cœur, va
se servir des éléments du cœur pour évoluer.
Quelqu’un qui est plus mental va se servir de l’élément
mental pour évoluer. Et nous ne pouvons pas imposer de vivre
les mêmes choses au même niveau à ces deux types
de personnes. Ce serait la confusion. La personne de cœur souffrirait
d’incompréhension car elle se sentirait brimée
dans sa façon de percevoir les choses et la personne au niveau
mental souffrirait de ne pas pouvoir accepter les choses. Chacun
a sa force et chacun est développé en fonction de
celles-ci.
L’évolution d’un être
commence au niveau de l’incarnation, Le tout commence par
un développement physique et ensuite se poursuit par un développement
affectif, émotionnel, sentimental, ensuite l’être
passe par un développement mental pour en arriver graduellement
à un état supérieur. Les êtres de cœur
pensent souvent, que celui qui est mentalement développé
et qui a de la difficulté avec son ressenti, a sauté
une étape, car il ne ressent peu ou pas l’émotion
venant de son cœur. Les êtres mentalement développés
pensent souvent que les gens de cœur sont incapables de développer
une compréhension.
La réalité est que chaque être
doit expérimenter le plan cœur, et le plan mental, pour
se renforcer et se réaliser à un niveau supérieur.
C’est une façon de prendre conscience des deux forces
et de bien les utiliser. Si une personne a toujours expérimenté
dans le cœur, il aura l’occasion dans des vies futures
d’expérimenter dans le plan mental pour pouvoir s’équilibrer,
ainsi que pour la personne mentalisée elle expérimentera
dans le plan du cœur. De là, vient la sagesse d’en
connaître la différence. Dans son développement,
il passe de l’un à l’autre comme il devra passer
dans un corps de femme et dans un corps d’homme dans une incarnation
future, afin de pouvoir garder éventuellement un certain
équilibre. Les deux pôles doivent être expérimentés.
Certains peuvent développer un équilibre
entre les deux pôles : c'est-à-dire mental et cœur,
pendant leur incarnation présente. La personne de cœur
développera un équilibre entre le cœur et mental.
De même que la personne mentalisée développera
un équilibre entre le mental et cœur. Cependant, tout
se fait selon le choix d’âme préparée
pour cette présente incarnation.
Conclusion :
La maîtrise des champs astraux est assez
complexe. C’est un travail de développement à
long terme. Nous devons apprendre le discernement afin de ne pas
subir l’influence des autres. Ce qui nous amène au
détachement, à une certaine compréhension et
l’acceptation des différences. Pour exercer son libre
choix, il faut savoir laisser les autres libres dans leur choix.
Les personnes de cœur sont amenées
à vivre (expérimenter) et accepter les situations
avant de les comprendre avec leur cœur supérieur.
Les personnes mentalisées sont amenées
à s’élever jusqu'à leur mental supérieur
afin de mieux se sécuriser et comprendre les situations.
Quand les deux processus sont vécus, acceptés
et compris à un niveau supérieur par la personne,
c’est alors, la fusion.
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