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LE POUVOIR FÉMININ (2)


En occident on pratique de plus en plus le fait que les parents utilisent la négociation, et deviennent des conseillers. Car le cycle évolutif est rendu à utiliser de plus en plus de pouvoir féminin. Dans le passé on utilisait un pouvoir masculin. Par exemple on associait un homme et une femme par lien d’avantage concret et on décidait de l’avenir des enfants, soit sur l’éducation, le métier qu’ils allaient pratiquer, le choix de la religion et des croyances, le choix comme j’ai mentionné du conjoint et de la conjointe sous la menace de représailles. Même sur le plan de la justice si on ne faisait pas ce que le clan familial avait décidé pour nous, on nous désavantageait car aucune règle n’existait sur le droit et la liberté des individus. Il n’y a pas encore si longtemps, même le droit de parole n’existait pas.

On voit d’ailleurs ces vieux principes qui existent encore de nos jours dans des mentalités moins évoluées comme l’extrême orient et certaines communautés africaines. On peut le voir aussi en Russie et dans les pays de l’Est moins évolués, où les petites communautés sont associées par clan et ce sont des règles de clans qui existent.

Aujourd’hui en Occident on a des règles même sur le plan de la justice qui incitent les gens à prendre plus d’autonomie, à devenir libres sans dépendre de leur groupe. Même dans l’éducation on voit une nette transformation. On instaure des règles de négociation et on laisse beaucoup plus libres les jeunes de faire ce qu’ils veulent sans qu’on les rejette car on comprend qu’ils vivent des expériences et que celles-ci les rendent plus forts et plus autonomes. En occident la mentalité au niveau familial n’est plus la dépendance mais c’est de rendre les individus plus autonomes et plus individualisés. Même pour les personnes âgées, on ne les garde plus dans nos familles et elles n’ont aucun pouvoir de décision dans nos familles ce qui est relativement nouveau dans l’évolution de l’humanité.

b) L’amour possessif et de domination à travers le couple : l’un des deux se fond en l’autre pour assouvir les désirs de l’autre

Nous en avons fait mention précédemment. Il est question de relation d’égale à égale pour pouvoir devenir constructifs. C'est-à-dire que chacun des individus va garder son identité, garder son pouvoir de penser et celui de choisir. L’important dans une association c’est de trouver un équilibre en acceptant la différence de l’autre et en devenant des collaborateurs. Sinon on est au stade de déclencher des jeux de pouvoir où il y a un gagnant et un perdant. Le gagnant va dominer l’autre en prenant toutes les charges, en devenant maître à penser et son égo sera toujours satisfait car il n’aura aucun ajustement à faire par rapport à la différence de l’autre. Ce qui le mènera avec le temps à une distance et une démotivation car il n’exercera pas de libres choix. Le dominé se sent enrégimenté et celui qui est dominant ne se sent pas soutenu car il est le seul à porter le poids de ces choix.

Les individus doivent garder leur identité et en arriver à accepter la différence de l’autre pour évoluer parce qu’ils sont complémentaires. Cela est plus motivant car les échanges au niveau des capacités, des forces qui sont différents deviennent constructifs et évolutifs.

c) La perte d’identité : en Inde on a longtemps cru que le mariage faisait en sorte que la femme était partie intégrante de l’homme et lorsque celui-ci mourrait, la femme mourrait également alors on enfermait celle-ci même si elle était encore vivante sous prétexte (avec la certitude) qu’elle était morte en même temps que son mari et que son corps était un spectre.

Il y a longtemps en Inde il existait une règle. Lorsque les femmes se mariaient, elles devenaient la partie intégrante de l’homme et elles étaient prises en charge par leur mari, elle devenait leur esclave. Souvent on mariait les femmes en bas âge cela pouvait être à partir de 7 ans, et le mari pouvait avoir 15 ans ou plus. On choisissait de marier les femmes assez jeunes car la dote pour la famille était très importante et on se disait que les femmes étaient des bouches de plus à nourrir puisqu’elles ne travaillaient pas aux champs comme les garçons et n’était donc pas une source de revenu. Une femme ne pouvait pas à l’époque travailler et rapporter d’argent. Alors on la mariait le plus jeune possible afin qu’elle soit prise en charge par un mari. Mais évidemment, il y avait aussi une autre règle qui assurait qu’elle ne puisse revenir dans sa propre famille advenant que le mari décède car elle aurait été à nouveau une charge pour sa famille.

On les enfermait dans des espèces de cloîtres sous prétexte qu’étant donné qu’elles étaient mariées elles étaient parties intégrante de l’homme, alors si l’homme mourait, la femme mourait et si elle n’était pas morte avec lui, on disait qu’elle était des spectres.

Mais plus tard nous avons découvert que cette règle avait été établie par des hommes et non par des enseignements spirituels. Heureusement, les femmes contribuent grandement en Inde maintenant. Elles travaillent, elles ont des petits commerces et ont maintenant quelques droits. Ce qui leur permet de développer de l’autonomie et de la liberté. On s’est aussi aperçu que le nombre de femmes avaient diminué et qu’il fallait faire quelque chose pour ne pas que s’éteigne la jeunesse en Inde. Ce qui a forcé ce peuple à s’ouvrir vers d’autres horizons.

Leyla :

Je pense que l’union fait la force et que l’union ou les associations sont primordiales car elles permettent de travailler à une plus grande échelle, mais permettent aussi de travailler avec des idées mieux construites, mieux muries, et plus axées sur l’égalité. Ce qui permet d’être beaucoup plus précis. Par exemple, nous savons que le côté masculin est plus fonceur, plus extérieur, et généralement sa force est plus grande que son côté intérieur. Et l’union avec le côté féminin lui permet de devenir plus négociateur, et leur permet de régler les choses avec une vision beaucoup plus large et moins limitative. Ce qui lui permet de négocier sans devenir destructeur.

De même que l’union féminine avec la partie masculine lui permet de devenir plus autonome sur le plan concret et plus affirmatif avec un pouvoir de discernement plus grand.

Je rajouterais que si nous voulons vraiment évoluer il faut trouver notre autonomie et notre liberté et cela demande parfois de créer une distance avec notre groupe d’attache familiale pour en créer d’autres à un niveau supérieur. La liberté de choisir amène beaucoup plus de force et de pouvoir d’action car nous ne dépendons pas d’un groupe d’appartenance. Et pour ce faire nous devons avoir des relations justes et être complémentaires en étant interdépendants.

Lucka

Conclusion :

Si nous voulons aller de l’avant il faut être libre et plus autonome. Notre liberté au niveau d’être selon notre réelle identité fait en sorte que l’on peut sortir d’un groupe d’appartenance et travailler avec d’autres sans avoir à adopter de règle car nous ne sommes pas dépendants des autres.

Et si nous choisissons de collaborer avec un associé il faut savoir conserver notre identité et non se fondre dans l’autre. Conserver son identité permet d’obtenir des idées plus créatrices et plus évolutives.

Heureusement que le côté masculin a maintenant plus d’ouverture face à l’explosion de la transformation du côté féminin car c’est ensemble qu’ils travaillent pour pouvoir évoluer en acceptant leurs différences.

L’amour possessif représente également une sécurité. Par exemple nous voyons chez les animaux que tous ceux qui vivent en bande, vont la défendre et cela au péril de leur vie. Tout intrus sera considéré comme un ennemi et sera écarté du groupe.

Dans l’amour possessif, il y a aussi le fait qu’il existe des règles de soumission à penser sous peine d’être rejeté du groupe. Et être rejeté d’un groupe signifie que nous sommes à la merci des prédateurs. Nous marcherons seul au risque et péril de notre vie. Autrement dit l’amour possessif est également un moyen de faire sentir aux individus un sentiment d’obligation pour faire partie du groupe et bénéficier de la protection de celui-ci.

Normalement dans un groupe il existe des règles formées par le maître et tout le monde doit adopter la même façon de penser, la même façon de se comporter et les individus ne doivent jamais faire l’objet de mutinerie au profit de son propre pouvoir. Donc il y a une identité de groupe faite ou établie par le maître mais toute identité individuelle est dissoute dans les règles et dans le désir du maître.

La peur de perdre son identité n’existe pas car de toute façon dans l’amour possessif nous perdons notre réelle identité au profit du maître à penser.

Le fait d’avoir peur de se retrouver seul soulève le fait d’avoir peur de disparaître et de n’avoir aucune importance et de cesser d’exister.

Chez les animaux c’est évident qu’il y a toujours un dominant qui fait régner sa loi, et ceux qui ne s’y soumettent pas sont éliminés, chassés et exclus. Le fait de ne pas se soumettre, insécurise-le dominant qui veut le bien du groupe, mais selon ses limitations animales. Le bien du groupe est sa sécurité dans son autorité face au groupe. Et il croit de cette façon que le groupe lui appartient et il se sent dans l’obligation de défendre et de protéger le groupe selon sa perception et non selon la perception de groupe.

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Guga Chohan
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