Cour Transformation 3
La méditation
Lucka
La méditation se définit par une intériorisation,
dont l’importance est de chercher à se connaître,
dans le plus profond de soi-même, afin de retrouver notre
réelle identité. Il existe plusieurs types de méditations
appropriées pour différentes personnes, et toutes
ces méditations sont bonnes. La méditation doit être
pratiquée avec sagesse et humilité. Ceux qui pratiquent
la méditation ne doivent pas faire une démonstration
qu’ils sont plus élevés que d’autres par
toutes sortes de pratiques.
La première étape de la méditation
que l’on connaît bien, est d’abord le questionnement.
Dans le quotidien, tout le monde est apte à se questionner
dans le but soit de se remettre en question ou tout simplement d’essayer
de trouver une solution à un évènement ou à
une situation. Il s’agit ici d’une méditation
inconsciente que la plupart pratique dans leur quotidien.
D’autres choisissent tout simplement de prendre
du temps pour eux, dans le but de changer leur quotidien et de faire
autre chose. On parle ici de soins appropriés ou d’une
activité qu’aime. De cette manière, on peut
ainsi se retrouver. C’est un temps d’arrêt volontaire
qui nous permet de s’intérioriser ou de calmer le système
nerveux afin de pouvoir revenir dans le service d’une façon
plus efficace.
Ces deux genres sont des méditations inconscientes.
Pour d’autres personnes, on parle plus de
relaxation, dont on fait un processus ou un rituel particulier,
ex. : écouter de la musique relaxante et s’asseoir
pour savourer cet instant et tout simplement prendre le temps d’aller
au plus profond de soi pour trouver qui ont est et essayer de nous
comprendre.
À ce stade, la méditation devient
plus consciente, car nous effectuons un arrêt volontaire des
activités physiques pour faire des choses simples et agréables.
Par la suite, certaines personnes ont le désir
d’aller plus loin dans la recherche de leur identité,
et vont être très conscientes du motif de leur méditation.
C'est-à-dire, elles sont alors conscientes que la méditation
est une élévation de l’être pour trouver
sa vraie identité, qui est associée à son alignement
initial.
Alors, le rituel de la méditation devient
plus profond et plus conscient. À ce state, il faut comprendre
que la méditation pour, s’élever, n’est
pas associée à un rituel fixe ou à une façon
particulière. Il existe plusieurs modes de méditation
qui sont tous très bons.
Par exemple : Une méditation de reconnaissance
envers tout ce qui vit ou une appréciation, est déjà
une élévation. Nous reconnaissons qu’il y a
un apport de tous les êtres vivants, et qu’en partie
nous sommes conscients de leur importance à notre survie
et à notre mode de fonctionnement et qu’ils sont nos
complémentaires. La conscience que nous sommes en interdépendance
s’installe en nous.
D’autres types de méditation méthodique
ont pour but de développer le mental en particulier. Elles
nous amènent à visualiser quelque chose de plus grand,
certaines personnes l’associeront à un point de lumière,
le troisième œil, en se concentrant sur ce point unique.
Consciemment, nous tentons de nous abandonner à une force
supérieure pour nous élever. Autrement dit, à
travers cette forme, nous essayons de faire le vide, et même
si cela n’est que quelques secondes, c’est une réussite.
Mais le plus important à retenir dans une
méditation, est l’effet de la conscientisation de nous-mêmes.
C'est-à-dire faire face à nous-mêmes, calmer
notre corps physique, connaître nos besoins et nos réactions,
calmer notre corps émotionnel, connaître nos peurs
afin de les identifier sans les fuir, pour que nous puissions les
admettre, les accepter et les transmuter. Puis également
calmer notre corps mental, c'est-à-dire, on calme nos propres
idéaux, pour s’abandonner à quelque chose de
plus puissant en nous, afin de nous laisser guider par suggestion
bien sûr, en respectant notre libre arbitre, notre pouvoir
de choisir.
La méditation n’est pas une méthode
que nous développons avec notre intellect. Elle n’est
pas méthodique, ni axée sur le contrôle de soi.
C’est en réalité l’abandon de soi, l’acceptation
de notre réalité et bien sûr la conscientisation
de soi-même, où nous trouvons également nos
vraies valeurs.
Vous savez que votre intuition est votre guide.
Si intérieurement vous êtes en harmonie avec vos choix,
vos façons de faire, votre mode de vie, vous êtes sur
la bonne voie.
Au début nous vivons des réactions
de personnalité qui nous amènent à ressentir
des peurs. Nous cherchons notre voie sans avoir la certitude que
nous avons une bonne façon de pratiquer notre méditation.
Nous essayons toutes sortes de pratiques déjà dessinées
parce que nous ressentons que nous ne sommes pas à la hauteur.
Lorsque nous sommes de plus en plus branchés à notre
partie supérieure, nous trouvons ainsi une façon de
pratiquer notre méditation, celle qui nous ressemble et qui
nous convient. La recherche d’un type de méditation
est très saine. C’est qu’à quelque part
nous tentons de retrouver notre alignement au niveau de l’âme
et nous tentons de nous élever.
Mais une chose est importante à retenir.
IL N’Y A PAS DE MÉTHODE PRÉCONÇUE
DANS LA FACON DE S’ELEVER
Notre intuition est en partie la voie de notre âme.
Certains pensent qu’il y a un danger à
la méditation ou une contre-indication.
Dans un sens oui, si certaines personnes utilisent
la méditation dans un but égoïque. Elles ont
raison, elles cherchent à s’élever d’une
façon ambitieuse, très rapide et contrôlante.
Au lieu de suivre un alignement au niveau de l’âme,
elles se servent de la volonté personnelle. Elles effacent
une partie d’elles-mêmes pour développer une
identité qui est fausse et qui ne leur ressemble pas.
Le vrai but de la méditation est atteint
lentement. Les changements, les prises de conscience, les transformations
se font à la grosseur de la tête d’une aiguille.
La vitesse empêche l’intégration et les véritables
changements. Elle masque les peurs, les sentiments, les comportements,
les schèmes pensées. Elle les refoule à un
point tel que la personne devient une véritable bombe à
retardement. C’est comme dans votre plan d’histoire
ou la fable du lièvre et de la tortue. C’est la tortue
qui arrive en premier. Donc en transformation, c’est celui
ou celle qui a une attitude de tortue qui intègre et transmute
ses énergies négatives en positive pour pouvoir les
mettre au service de l’humanité.
Dans la plupart du temps nous avons une attitude
de lièvre au début de notre apprentissage. C’est
tout simplement parce que nous sommes ignorants du fonctionnement
du principe, des buts et des motifs de la méditation. La
pratique de la vigilance dans le processus de transformation nous
ramène dans la réalité de ce que nous sommes
et nous réaligne dans notre direction d’âme.
Nous ne sommes pas parfaits et la perfection n’existe
pas. Nous sommes constamment en processus de transformation pour
pouvoir un jour être réalisé. Il faut être
conscient que nous sommes encore à l’école et
que nous ne sommes pas prêts à devenir réalisé
du jour au lendemain. D’ailleurs ceci ne serait pas bon. La
raison en est qu’on s’élève en vivant
des expériences dans différents types de contextes,
avec des peurs, des émotions, des façons d’être
et même des façons de penser différentes. C’est
de cette manière que nous grandissons.
Voyez-vous, dans votre expression courante vous
dites : « ça prend du monde pour faire un monde »
qui se traduit par : nous devons tous apprendre par différentes
expériences pour pouvoir grandir, à travers notre
différence. C’est pourquoi il y a autant de façons
de faire dans ce domaine. Certaines personnes expérimentent
le pouvoir personnel et c’est bien ainsi. Un jour ce pouvoir
personnel s’use et l’égo devra être transmuté.
Autrement dit l’égo perdra de la force pour pouvoir
revenir sur le bon sentier et d’une façon plus consciente
et plus juste. Et l’on comprend également que le vrai
pouvoir se fait dans la liberté de soi-même en complémentarité
avec celle des autres.
Tous les évènements que la vie nous
apporte nous incitent à méditer et à comprendre.
Cela n’exclut pas les méthodes. Il faut comprendre
que certaines méthodes servent également d’encadrement
et de modèle à suivre pour avoir un jour sa propre
voie de méditation. Oui dans la vie nous sommes confrontés
à utiliser la méditation avec les évènements
que l’on vit. Par exemple. Lorsque nous choisissons consciemment
de prendre des vacances, c’est un temps d’arrêt
idéal pour conscientiser ou faire le point ou bien encore
se libérer de nos responsabilités pour pouvoir s’intérioriser
et penser à nous. Cela aide dans la prise de décision,
et ce temps d’arrêt aide à faire le point sur
les changements que nous devons apporter ou faire. Et à notre
retour, nous sommes plus disposés à faire face aux
évènements ou aux situations que nous devons régler.
Nous pouvons nous demander pourquoi le style tortue
ressent quand même le besoin urgent de devenir une meilleure
personne, de réaliser sa mission de vie et de servir. C’est
un processus normal au début et une bonne attitude. Cela
démontre que nous sommes prêts à nous abandonner
pour faire des changements nécessaires dans notre vie, pour
pouvoir s’élever et s’engager dans le service
humanitaire. C'est-à-dire sur la voie spirituelle. Lorsque
nous sommes au début du processus, nous nous voyons tous
petits. Nous pensons que nous ne sommes pas à la hauteur
et que les autres, qui ont un bon bout de chemin de fait, sont supérieures
à nous. C’est une illusion de penser que nous sommes
inférieurs à ceux qui pratiquent depuis beaucoup plus
de temps que nous. Eux aussi ont des changements à faire.
En spiritualité, il ne faut pas rechercher
la vitesse ni l’espérance de ressembler à quelqu’un.
Il faut devenir soi-même. Il est important de ne pas suivre
le rythme des autres, mais son propre rythme. Si les autres nous
méprisent réellement parce nous sommes lents, c’est
qu’ils ne sont pas des bons guides pour nous. Les meilleurs
guides pour nous sont d’abord ceux qui nous respectent et
nous accordent une certaine empathie envers nous. En retour nous
pratiquerons cette empathie envers les autres. L’important
d’un bon enseignant est d’avoir du respect envers les
limitations des autres. Bien connaître leur force sans l’utiliser
au dépriment des autres. Nous sommes différents l’un
de l’autre et il faut comprendre que nous sommes des modèles
pour les uns comme pour les autres. Autrement dit nous sommes des
compléments, car nous avons tous nos forces comme nos faiblesses
et c’est ensemble que nous réussissons à former
une équipe formidable pour l’avancement humanitaire.
Dans le plan intérieur, le lièvre
peut être comparé au modèle masculin et la tortue
au modèle féminin. Mais il faut dire qu’en général
ce n’est pas tout à fait cela dans le plan physique.
Le lièvre est utile aussi car comme mentionné ci-dessus,
nous sommes tous des compléments de l’un envers l’autre.
Certains ressentiront ou même auront des capacités
d’aller plus vite. Mais d’autres sont au niveau de la
tortue et c’est leur niveau, et ils doivent se respecter là
dedans. C’est ensemble qu’ils évoluent. Le plus
vite montre à la tortue à s’affirmer aussi,
et la tortue montre au plus vite de ralentir un peu afin de ne pas
user ses forces, pour qu’il puisse conserver son feu tout
au long de sa progression. Autrement dit, le lièvre met un
peu plus de feu en la tortue et la tortue ralentit le feu du lièvre
et comme cela ils grandissent ensemble.
Il existe un danger d’un trop grand déversement
d’énergie dans les corps de l’être lorsqu’un
individu veut aller trop vite. Surtout si son motif et son intention,
même inconsciente, est le désir d’accumuler de
l’énergie pour s’élever par ambition personnelle.
À ce moment, il ne se laisse plus guider, et il puise l’énergie
par lui ou par elle-même. Cette façon de faire représente
un danger car l’énergie est comme le feu, si nous ne
la maîtrisons pas, il y a un danger qu’elle nous brûle.
Pour le cas du lièvre, la solution est d’apprendre
à travailler avec son intuition et si possible son ressenti.
Intériorisez-vous et chercher à comprendre le motif
de votre envolement, et de votre emballement et voyez de quelle
intensité est votre feu. Le feu en trop grande quantité,
ceci veut dire que nous désirons tout connaître et
tout faire en même temps. Ceci n’est pas bon. Il faut
alors se ralentir, et prendre le temps de comprendre pourquoi nous
voulons faire certaines choses. Et à ce moment nous conscientisons
NOS VRAIS BESOINS.
En se questionnant sur nos motifs de vouloir faire
des choses, nous en arrivons à connaître nos buts et
nos intentions. Nous sommes alors en maîtrise de nous même
et conservons notre pouvoir sur l’énergie. C’est
alors que l’énergie s’équilibre avec ce
que nous avons essentiellement besoin au lieu de s’accumuler.
Une trop forte accumulation d’énergie
commence dans les plans subjectifs qui ne sont pas toujours visibles.
L’énergie arrive par le mental et descend dans nos
autres corps. Je m’explique. Le mental inférieur projette
un désir d’accumuler l’énergie pour se
transformer à tout pris, sans qu’il respecte le processus
de l’intégration. Le système nerveux est alors
sollicité. Nous devenons nerveux, impatient, et même
colérique parfois. Nous désirons notre transformation
à tout prix et nous commençons à être
illusionnés. Nous pensons que les autres sont très
bas en énergie. Par la suite, nous sommes attaqués
sur le plan émotionnel, nous ressentons des peurs, des peurs
que les autres nous envahissent, des sentiments de rivalité
et de compétitivité, des sentiments que les autres
nous agressent et finalement le processus descend dans le corps
physique. Certaines maladies apparaissent. Il peut s’agir
de démangeaisons, de rougeurs, il peut s’agir de raideur
musculaire, maux tête, maux dos et ainsi de suite. Si nous
n’en sommes pas du tout conscients avec tous ces avertissements,
ce sera des maladies plus importantes qui naîtront.
Il se peut que nous ressentions des points de sensation
au troisième œil et au niveau du cœur en dehors
de la méditation, de même que nous pouvons ressentir
une chaleur ou un effet à ces endroits. Nous sommes en processus
de transformation, donc, tous nos locataires (forces négatives
qui « squattent » notre intérieur, comme vous
dites dans votre plan), sont sollicités vers le changement.
Le travail de l’énergie transforme nos états
négatifs en quelque chose de plus élevé. Ceci
suscite en partie des réactions physiques également.
Quand nous commençons consciemment à
se transformer, nous sommes conscients et c’est tout à
fait normal de ressentir jusque dans notre corps des sensations
puissantes. Lorsque la transformation se fait, il est normal de
ne plus ressentir ses effets. Ce n’est pas le fait que nous
perdons des capacités, au contraire cela nous indique que
le processus de transformation a fonctionné correctement.
En fait c’est une transformation, une transmutation, un «
brassage » énergétique, que les locataires nous
font vivre, c’est un combat entre l’âme et la
personnalité.
Les locataires sont en fait tout ce qui a été
construit depuis notre existence. C’est la construction cellulaire
de nos schèmes pensées, de nos champs émotionnels
(astraux), et de nos schèmes pensées collectifs (filiale).
C’est tout ce qui touche notre être en entier.
Conclusion :
La méditation est en fait une conscientisation,
une intériorisation, pour en arriver à une transformation
qui nous élèvera, graduellement, sans pouvoir personnel,
vers notre réalisation.
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