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La méditation

Lucka


La méditation se définit par une intériorisation, dont l’importance est de chercher à se connaître, dans le plus profond de soi-même, afin de retrouver notre réelle identité. Il existe plusieurs types de méditations appropriées pour différentes personnes, et toutes ces méditations sont bonnes. La méditation doit être pratiquée avec sagesse et humilité. Ceux qui pratiquent la méditation ne doivent pas faire une démonstration qu’ils sont plus élevés que d’autres par toutes sortes de pratiques.

La première étape de la méditation que l’on connaît bien, est d’abord le questionnement. Dans le quotidien, tout le monde est apte à se questionner dans le but soit de se remettre en question ou tout simplement d’essayer de trouver une solution à un évènement ou à une situation. Il s’agit ici d’une méditation inconsciente que la plupart pratique dans leur quotidien.

D’autres choisissent tout simplement de prendre du temps pour eux, dans le but de changer leur quotidien et de faire autre chose. On parle ici de soins appropriés ou d’une activité qu’aime. De cette manière, on peut ainsi se retrouver. C’est un temps d’arrêt volontaire qui nous permet de s’intérioriser ou de calmer le système nerveux afin de pouvoir revenir dans le service d’une façon plus efficace.

Ces deux genres sont des méditations inconscientes.

Pour d’autres personnes, on parle plus de relaxation, dont on fait un processus ou un rituel particulier, ex. : écouter de la musique relaxante et s’asseoir pour savourer cet instant et tout simplement prendre le temps d’aller au plus profond de soi pour trouver qui ont est et essayer de nous comprendre.

À ce stade, la méditation devient plus consciente, car nous effectuons un arrêt volontaire des activités physiques pour faire des choses simples et agréables.

Par la suite, certaines personnes ont le désir d’aller plus loin dans la recherche de leur identité, et vont être très conscientes du motif de leur méditation. C'est-à-dire, elles sont alors conscientes que la méditation est une élévation de l’être pour trouver sa vraie identité, qui est associée à son alignement initial.

Alors, le rituel de la méditation devient plus profond et plus conscient. À ce state, il faut comprendre que la méditation pour, s’élever, n’est pas associée à un rituel fixe ou à une façon particulière. Il existe plusieurs modes de méditation qui sont tous très bons.

Par exemple : Une méditation de reconnaissance envers tout ce qui vit ou une appréciation, est déjà une élévation. Nous reconnaissons qu’il y a un apport de tous les êtres vivants, et qu’en partie nous sommes conscients de leur importance à notre survie et à notre mode de fonctionnement et qu’ils sont nos complémentaires. La conscience que nous sommes en interdépendance s’installe en nous.

D’autres types de méditation méthodique ont pour but de développer le mental en particulier. Elles nous amènent à visualiser quelque chose de plus grand, certaines personnes l’associeront à un point de lumière, le troisième œil, en se concentrant sur ce point unique. Consciemment, nous tentons de nous abandonner à une force supérieure pour nous élever. Autrement dit, à travers cette forme, nous essayons de faire le vide, et même si cela n’est que quelques secondes, c’est une réussite.

Mais le plus important à retenir dans une méditation, est l’effet de la conscientisation de nous-mêmes. C'est-à-dire faire face à nous-mêmes, calmer notre corps physique, connaître nos besoins et nos réactions, calmer notre corps émotionnel, connaître nos peurs afin de les identifier sans les fuir, pour que nous puissions les admettre, les accepter et les transmuter. Puis également calmer notre corps mental, c'est-à-dire, on calme nos propres idéaux, pour s’abandonner à quelque chose de plus puissant en nous, afin de nous laisser guider par suggestion bien sûr, en respectant notre libre arbitre, notre pouvoir de choisir.

La méditation n’est pas une méthode que nous développons avec notre intellect. Elle n’est pas méthodique, ni axée sur le contrôle de soi. C’est en réalité l’abandon de soi, l’acceptation de notre réalité et bien sûr la conscientisation de soi-même, où nous trouvons également nos vraies valeurs.

Vous savez que votre intuition est votre guide. Si intérieurement vous êtes en harmonie avec vos choix, vos façons de faire, votre mode de vie, vous êtes sur la bonne voie.

Au début nous vivons des réactions de personnalité qui nous amènent à ressentir des peurs. Nous cherchons notre voie sans avoir la certitude que nous avons une bonne façon de pratiquer notre méditation. Nous essayons toutes sortes de pratiques déjà dessinées parce que nous ressentons que nous ne sommes pas à la hauteur. Lorsque nous sommes de plus en plus branchés à notre partie supérieure, nous trouvons ainsi une façon de pratiquer notre méditation, celle qui nous ressemble et qui nous convient. La recherche d’un type de méditation est très saine. C’est qu’à quelque part nous tentons de retrouver notre alignement au niveau de l’âme et nous tentons de nous élever.

Mais une chose est importante à retenir.

IL N’Y A PAS DE MÉTHODE PRÉCONÇUE DANS LA FACON DE S’ELEVER

Notre intuition est en partie la voie de notre âme.

Certains pensent qu’il y a un danger à la méditation ou une contre-indication.

Dans un sens oui, si certaines personnes utilisent la méditation dans un but égoïque. Elles ont raison, elles cherchent à s’élever d’une façon ambitieuse, très rapide et contrôlante. Au lieu de suivre un alignement au niveau de l’âme, elles se servent de la volonté personnelle. Elles effacent une partie d’elles-mêmes pour développer une identité qui est fausse et qui ne leur ressemble pas.

Le vrai but de la méditation est atteint lentement. Les changements, les prises de conscience, les transformations se font à la grosseur de la tête d’une aiguille. La vitesse empêche l’intégration et les véritables changements. Elle masque les peurs, les sentiments, les comportements, les schèmes pensées. Elle les refoule à un point tel que la personne devient une véritable bombe à retardement. C’est comme dans votre plan d’histoire ou la fable du lièvre et de la tortue. C’est la tortue qui arrive en premier. Donc en transformation, c’est celui ou celle qui a une attitude de tortue qui intègre et transmute ses énergies négatives en positive pour pouvoir les mettre au service de l’humanité.

Dans la plupart du temps nous avons une attitude de lièvre au début de notre apprentissage. C’est tout simplement parce que nous sommes ignorants du fonctionnement du principe, des buts et des motifs de la méditation. La pratique de la vigilance dans le processus de transformation nous ramène dans la réalité de ce que nous sommes et nous réaligne dans notre direction d’âme.

Nous ne sommes pas parfaits et la perfection n’existe pas. Nous sommes constamment en processus de transformation pour pouvoir un jour être réalisé. Il faut être conscient que nous sommes encore à l’école et que nous ne sommes pas prêts à devenir réalisé du jour au lendemain. D’ailleurs ceci ne serait pas bon. La raison en est qu’on s’élève en vivant des expériences dans différents types de contextes, avec des peurs, des émotions, des façons d’être et même des façons de penser différentes. C’est de cette manière que nous grandissons.

Voyez-vous, dans votre expression courante vous dites : « ça prend du monde pour faire un monde » qui se traduit par : nous devons tous apprendre par différentes expériences pour pouvoir grandir, à travers notre différence. C’est pourquoi il y a autant de façons de faire dans ce domaine. Certaines personnes expérimentent le pouvoir personnel et c’est bien ainsi. Un jour ce pouvoir personnel s’use et l’égo devra être transmuté. Autrement dit l’égo perdra de la force pour pouvoir revenir sur le bon sentier et d’une façon plus consciente et plus juste. Et l’on comprend également que le vrai pouvoir se fait dans la liberté de soi-même en complémentarité avec celle des autres.

Tous les évènements que la vie nous apporte nous incitent à méditer et à comprendre. Cela n’exclut pas les méthodes. Il faut comprendre que certaines méthodes servent également d’encadrement et de modèle à suivre pour avoir un jour sa propre voie de méditation. Oui dans la vie nous sommes confrontés à utiliser la méditation avec les évènements que l’on vit. Par exemple. Lorsque nous choisissons consciemment de prendre des vacances, c’est un temps d’arrêt idéal pour conscientiser ou faire le point ou bien encore se libérer de nos responsabilités pour pouvoir s’intérioriser et penser à nous. Cela aide dans la prise de décision, et ce temps d’arrêt aide à faire le point sur les changements que nous devons apporter ou faire. Et à notre retour, nous sommes plus disposés à faire face aux évènements ou aux situations que nous devons régler.

Nous pouvons nous demander pourquoi le style tortue ressent quand même le besoin urgent de devenir une meilleure personne, de réaliser sa mission de vie et de servir. C’est un processus normal au début et une bonne attitude. Cela démontre que nous sommes prêts à nous abandonner pour faire des changements nécessaires dans notre vie, pour pouvoir s’élever et s’engager dans le service humanitaire. C'est-à-dire sur la voie spirituelle. Lorsque nous sommes au début du processus, nous nous voyons tous petits. Nous pensons que nous ne sommes pas à la hauteur et que les autres, qui ont un bon bout de chemin de fait, sont supérieures à nous. C’est une illusion de penser que nous sommes inférieurs à ceux qui pratiquent depuis beaucoup plus de temps que nous. Eux aussi ont des changements à faire.

En spiritualité, il ne faut pas rechercher la vitesse ni l’espérance de ressembler à quelqu’un. Il faut devenir soi-même. Il est important de ne pas suivre le rythme des autres, mais son propre rythme. Si les autres nous méprisent réellement parce nous sommes lents, c’est qu’ils ne sont pas des bons guides pour nous. Les meilleurs guides pour nous sont d’abord ceux qui nous respectent et nous accordent une certaine empathie envers nous. En retour nous pratiquerons cette empathie envers les autres. L’important d’un bon enseignant est d’avoir du respect envers les limitations des autres. Bien connaître leur force sans l’utiliser au dépriment des autres. Nous sommes différents l’un de l’autre et il faut comprendre que nous sommes des modèles pour les uns comme pour les autres. Autrement dit nous sommes des compléments, car nous avons tous nos forces comme nos faiblesses et c’est ensemble que nous réussissons à former une équipe formidable pour l’avancement humanitaire.

Dans le plan intérieur, le lièvre peut être comparé au modèle masculin et la tortue au modèle féminin. Mais il faut dire qu’en général ce n’est pas tout à fait cela dans le plan physique. Le lièvre est utile aussi car comme mentionné ci-dessus, nous sommes tous des compléments de l’un envers l’autre. Certains ressentiront ou même auront des capacités d’aller plus vite. Mais d’autres sont au niveau de la tortue et c’est leur niveau, et ils doivent se respecter là dedans. C’est ensemble qu’ils évoluent. Le plus vite montre à la tortue à s’affirmer aussi, et la tortue montre au plus vite de ralentir un peu afin de ne pas user ses forces, pour qu’il puisse conserver son feu tout au long de sa progression. Autrement dit, le lièvre met un peu plus de feu en la tortue et la tortue ralentit le feu du lièvre et comme cela ils grandissent ensemble.

Il existe un danger d’un trop grand déversement d’énergie dans les corps de l’être lorsqu’un individu veut aller trop vite. Surtout si son motif et son intention, même inconsciente, est le désir d’accumuler de l’énergie pour s’élever par ambition personnelle. À ce moment, il ne se laisse plus guider, et il puise l’énergie par lui ou par elle-même. Cette façon de faire représente un danger car l’énergie est comme le feu, si nous ne la maîtrisons pas, il y a un danger qu’elle nous brûle. Pour le cas du lièvre, la solution est d’apprendre à travailler avec son intuition et si possible son ressenti. Intériorisez-vous et chercher à comprendre le motif de votre envolement, et de votre emballement et voyez de quelle intensité est votre feu. Le feu en trop grande quantité, ceci veut dire que nous désirons tout connaître et tout faire en même temps. Ceci n’est pas bon. Il faut alors se ralentir, et prendre le temps de comprendre pourquoi nous voulons faire certaines choses. Et à ce moment nous conscientisons NOS VRAIS BESOINS.

En se questionnant sur nos motifs de vouloir faire des choses, nous en arrivons à connaître nos buts et nos intentions. Nous sommes alors en maîtrise de nous même et conservons notre pouvoir sur l’énergie. C’est alors que l’énergie s’équilibre avec ce que nous avons essentiellement besoin au lieu de s’accumuler.

Une trop forte accumulation d’énergie commence dans les plans subjectifs qui ne sont pas toujours visibles. L’énergie arrive par le mental et descend dans nos autres corps. Je m’explique. Le mental inférieur projette un désir d’accumuler l’énergie pour se transformer à tout pris, sans qu’il respecte le processus de l’intégration. Le système nerveux est alors sollicité. Nous devenons nerveux, impatient, et même colérique parfois. Nous désirons notre transformation à tout prix et nous commençons à être illusionnés. Nous pensons que les autres sont très bas en énergie. Par la suite, nous sommes attaqués sur le plan émotionnel, nous ressentons des peurs, des peurs que les autres nous envahissent, des sentiments de rivalité et de compétitivité, des sentiments que les autres nous agressent et finalement le processus descend dans le corps physique. Certaines maladies apparaissent. Il peut s’agir de démangeaisons, de rougeurs, il peut s’agir de raideur musculaire, maux tête, maux dos et ainsi de suite. Si nous n’en sommes pas du tout conscients avec tous ces avertissements, ce sera des maladies plus importantes qui naîtront.

Il se peut que nous ressentions des points de sensation au troisième œil et au niveau du cœur en dehors de la méditation, de même que nous pouvons ressentir une chaleur ou un effet à ces endroits. Nous sommes en processus de transformation, donc, tous nos locataires (forces négatives qui « squattent » notre intérieur, comme vous dites dans votre plan), sont sollicités vers le changement. Le travail de l’énergie transforme nos états négatifs en quelque chose de plus élevé. Ceci suscite en partie des réactions physiques également.

Quand nous commençons consciemment à se transformer, nous sommes conscients et c’est tout à fait normal de ressentir jusque dans notre corps des sensations puissantes. Lorsque la transformation se fait, il est normal de ne plus ressentir ses effets. Ce n’est pas le fait que nous perdons des capacités, au contraire cela nous indique que le processus de transformation a fonctionné correctement. En fait c’est une transformation, une transmutation, un « brassage » énergétique, que les locataires nous font vivre, c’est un combat entre l’âme et la personnalité.

Les locataires sont en fait tout ce qui a été construit depuis notre existence. C’est la construction cellulaire de nos schèmes pensées, de nos champs émotionnels (astraux), et de nos schèmes pensées collectifs (filiale). C’est tout ce qui touche notre être en entier.

Conclusion :

La méditation est en fait une conscientisation, une intériorisation, pour en arriver à une transformation qui nous élèvera, graduellement, sans pouvoir personnel, vers notre réalisation.


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Guga Chohan
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