Cour Transition 5
Les Premières nations dans l’ère du 7ième
rayon
Lucka
Les Premières nations incluent tous les peuples
qui ont vécu avant l’arrivée des Européens
en particulier et ceux qui dérivent des races africaines.
Nous pouvons nommer les autochtones américains (Amérique
du nord, Amérique du Sud), les autochtones qui dérivent
des Mongols (nomades du nord de l’Union soviétique,
nomades du nord de la Chine), les autochtones australiens, les autochtones
du désert du nord et du sud de l’Afrique, les autochtones
de l’Amazone, etc.
Ces peuples ont vécu une histoire remplie
de traditions, de culture développée depuis très
longtemps. Ils vivent présentement dans une ère où
cela leur demande une constante adaptation.
Nous savons que l’arrivée des Blancs
a fait en sorte d’apporter beaucoup de changement dans leur
culture, dans leur tradition et dans leur mode de vie. Les gros
sabots de l’homme blanc ont fait en sorte de les dominer à
un point qu’ils sont menacés d’extinction.
Tout cela est vrai. Les peuples des Premières
nations doivent prendre leur place et s’affirmer dans ce qu’ils
sont. La différence maintenant, c’est qu’ils
ne le font plus par des actes de guerre, car ils savent très
bien que les hommes blancs sont plus nombreux et plus forts qu’eux.
Ce qu’il leur est demandé, c’est
de comprendre le système de l’homme blanc, en utilisant
la négociation. S’ils ne le font pas de la bonne façon,
ils seront des perdants et ils le savent.
Pour ce faire, ils doivent s’adapter à
l’évolution, qui se fait très rapidement dans
l’ère du 7ième rayon. Ils ne doivent pas perdre
leur identité, mais doivent faire de nombreux changements
dans leur culture et leur mode de vie.
Par exemple, les jeunes doivent s’instruire,
et les communautés ne sont pas adaptées, afin de leur
donner une éducation, tout en maintenant leur identité
et leur culture. Donc leurs jeunes partent des villages afin d’obtenir
une éducation. Le problème, c’est qu’il
y en a très peu qui reviennent au sein de leur clan. Le manque
de travail, le manque de ressource et le manque de support créent
de nombreux problèmes au sein des communautés, ce
qui n’attire pas les jeunes à vouloir continuer à
y vivre.
La culture, les traditions sont très importantes
et ils doivent les maintenir afin de ne pas disparaître. Cependant,
il faut qu’ils apprennent à créer une ouverture
vers le renouveau et les mixer avec leur culture et leur tradition
s’ils veulent continuer à garder leurs jeunes.
Un autre facteur qui est en cause est l’éloignement
des peuples blancs. Les Blancs possèdent l’organisation,
le pouvoir, et l’argent. Donc s’ils s’isolent,
ils ne peuvent pas être soutenus par les communautés
blanches. Ils sont laissés à eux même.
Ils doivent trouver des terrains d’entente
et participer au développement sans perdre leur identité.
Ce qui est difficile pour eux. Afin d’avoir un développement
adéquat, il faut créent de l’emploi. Il serait
possible de le faire, comme par exemple dans certaines communautés
en Inde, ils ont créé des coopératives, et
des petits systèmes bancaires. Ils ont également créé
des moyens afin d’exporter leur créativité et
leur savoir-faire. Ils partagent leur savoir-faire en acceptant
de créer des liens avec l’extérieur de la communauté.
Ce qui crée de l’emploi, des revenus, et contribue
à garder les jeunes au sein de la communauté. Les
jeunes apportent leur savoir-faire par le biais de leur éducation
et leur savoir dans le domaine du développement économique
ainsi que de la gestion.
Si les communautés des Premières
nations ne veulent pas disparaître, il faut qu’elles
développent des moyens de garder leur culture tout en participant
au développement économique et à créer
des ouvertures avec le monde à l’extérieur de
leur communauté.
Une autre chose très importante. Il faut
qu’ils créent des moyens afin de développer
un système qui occupe les jeunes et les fait participer au
développement de leur communauté, s’ils ne veulent
pas être confrontés à de nombreux problèmes
sociaux, comme les cas de suicide, la drogue, l’alcool et
la violence conjugale.
Une autre chose importante, c’est qu’ils
doivent accepter que l’extérieur leur vienne en aide
sans se sentir menacé. Créer des liens avec l’extérieur
dans leur développement et aussi afin de protéger
leur patrimoine.
Autrement dit, les veilles peurs astrales, les
blessures doivent être transformées en une force d’action
afin de vouloir créer des liens avec l’extérieur
pour leur développement. S’ils ne le font pas, ils
seront condamnés à une extinction certaine.
Il n’est pas tout de faire valoir ses droits.
Il faut être inclusif et rechercher à instaurer le
renouveau sans perdre son identité. Chose pas facile à
faire pour des peuples qui ont beaucoup de chemin à parcourir
dans le cycle évolutif humain.
C’est la force et la coopération qui
les mèneront vers leur développement, le respect de
leur identité et de leur mode de vie. Par exemple en Amazonie,
les autochtones ont créé un développement touristique
et ont été aidés par des gens à l’extérieur
de leur communauté, afin de les soutenir dans leur développement.
Dans un autre cas, ils ont créé une ligne de produits
naturels (champoings, crèmes de corps, aussi certaines crèmes
thérapeutiques) et les exportent avec l’aide de l’extérieur
en Asie entre autres et dans certaines régions de l’Europe,
dont la France. Dans le nord du Québec, les autochtones ont
développé avec l’aide de l’extérieur
une compagnie de transport aérien. Certains autochtones sont
formés comme pilote, afin d’assurer la continuité
de cette compagnie de transport aérienne.
Donc, il est important que les autochtones se prennent
en main. Ils doivent accepter la collaboration de l’extérieur,
afin de les aider à devenir plus automne et contribuer à
leur développement.
C’est le secret de leur réussite s’ils
veulent continuer à vivre dans un système qui évolue
à grands pas et à grande vitesse.
Dialogue :
Nous les Blancs, quand nous prenons conscience
de la cause des Premières nations, nous sommes portés
à penser que ce sont de très vieux peuples, qui viennent
de très loin dans le passé et que leur culture, leur
mode de vie, sont très anciens. Il semble que dans le temps,
ils ont eu beaucoup de difficulté à suivre l’évolution
et que c’est encore présent. De prendre conscience
qu’ils peuvent être au bord de l’extinction nous
touche énormément. Nous avons tendance à avoir
beaucoup de difficulté à accepter cela.
Oui tout à fait. Par contre, si nous regardons
l’histoire de l’évolution humaine, cela fait
partie d’un cycle évolutif. Les plus forts, les plus
adaptés dans le développement pourront continuer leur
route dans le temps. Par contre, s’ils ne s’adaptent
pas aux changements, ils seront isolés et finalement sur
la voie de l’extinction.
C’est une réalité qui est toujours
difficile à accepter. Lorsque nous regardons l’histoire,
nous prenons conscience que c’est le cas pour ceux qui n’ont
pas suivi le rythme de l’évolution. D’un autre
côté, il y en a plusieurs qui s’adaptent et qui
arrivent à suivre l’évolution du temps présent.
Cela nous conforte et nous indique que c’est toujours possible
de s’en sortir.
Si nous voulons évoluer dans le temps, il
ne faut pas se contenter de demeurer une victime du temps.
Il faut faire valoir nos droits tout en s’adaptant
dans le rythme de vie actuel. L’éducation est un élément
nécessaire afin de comprendre la vie moderne et de l’adapter
à notre culture et tradition. Une attitude de victime n’attire
pas les gens forts. Les victimes récoltent les miettes. Les
gens forts vont faire en sorte de créer des moyens de se
faire respecter et valoir.
Quel est la meilleure façon selon vous pour
les Blancs d’aider les Premières nations ?
De les écouter surtout et de ne pas faire
les choses à leur place. De leur donner des conseils et des
moyens de pouvoir se développer et d’assurer leur continuité.
Au lieu d’attende que les Premières
nations demandent, l’homme blanc impose des projets. Il est
même prêt à raser des villages en entier. Cela
force les autochtones à se mobiliser, afin de négocier
une entente avec les Blancs. L’homme blanc n’a pas peur
de prendre de l’expansion. Les autochtones doivent apprendre
à se faire respecter par les Blancs de la bonne façon.
Ils doivent négocier afin d’en arriver à une
entente. Pour le développement interne de leur communauté,
il faut qu’ils acceptent la venue de l’éducation,
afin de pouvoir se prendre en main et développer des projets
au sein de leur communauté.
Les autochtones doivent se prendre en main. Ils
doivent évoluer dans l’air du temps. S’ils ne
peuvent pas s’adapter aux changements, ils seront avalés
par le système. Il faut qu’ils soient assez forts afin
d’assurer leur continuité en adaptant leur mode de
vie et leur tradition culturelle au renouveau.
Partage d’un ami
Yucktoock (chaman Nation cris)
Moi d’accord, homme blanc compliqué,
pas nous. Pourquoi pas simple? Moi comprendre jeune et d’accord
renouveau. Moi comprendre peuple, difficile pour eux. Eux pas comprendre
car homme blanc compliqué. Machine à penser compliquée
(ordinateur), homme blanc besoin machine, nous pas besoin : nature
donne tout! Mais moi comprendre jeune besoin avoir machine blanc.
Homme blanc vite, ne laisse pas nous comprendre, faut comprendre
toute suite! Jeune eux comprendre car eux faire éducation
blanc. Nous difficile faire changement. Plus jeunes peut être
pourrait avoir changement ? Mais jeune préfère blanc.
Nous devoir changer, mais nous pas savoir comment. Oui d’accord
avoir ouverture esprit comme vous dites, mais donnez-nous temps
d’assimiler.
Culture blanche difficile à comprendre. Confiance
pas possible. Donne un pouce à homme blanc, lui prendre un
pied. Homme blanc difficile à satisfaire. Lui vouloir tout.
Ne laisse rien. Nous devoir demander respect homme blanc. Lui fort,
nous savoir. Si nous rester dans tradition, sans éducation
blanc, nous mourir. Comprendre jeune de vouloir éducation
blanc. Nécessaire pour vie. Jeune capable parler langage
blanc eux comprendre comment parler aux blancs.
Haut de la page
Page précédente
Page suivante
|