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Cour Fusion 3



L’interprétation de la fusion


Qu’est-ce qu’une relation de dépendance? :


a) La relation de l’amour possessif : amour parental, amour filial, amour collectif.

b) L’amour possessif et de domination à travers le couple : l’un des deux se fond en l’autre pour assouvir les désirs de l’autre.

c) La perte d’identité : en Inde on a longtemps cru que le mariage faisait en sorte que la femme était partie intégrante de l’homme et lorsque celui-ci mourrait, c’était comme si la femme mourrait en même temps. Alors, on l’enfermait même si elle était encore vivante car on aurait cru qu’elle était un spectre.


a) La relation de l’amour possessif : amour parental, amour filial, amour collectif :

Lucka

Dans un groupe il y a une relation animale qui a toujours été présente depuis que l’homme existe. En ce sens que l’homme a appris que s’il voulait subsister il avait besoin de la protection d’un groupe et d’un lien d’appartenance. Le fonctionnement ressemble beaucoup à une meute animale. Que si un membre qui sort du troupeau il est en danger puisqu’il se retrouve seul. Donc il n’a pas l’appui du groupe et ne dépend donc plus du chef de meute. Il est très rare dans un groupe filial que l’amour ne soit pas possessif car les relations existantes ne sont pas au niveau de l’amour supérieur où les individus sont aimés inconditionnellement, qu’ils soient libres, et deviennent par conséquent autonomes et individualisés. On instaure des règles de groupe et tout le monde qui dépend de ce groupe doit adopter ses règles. Sinon c’est l’exclusion et la non acceptation. Dans l’amour possessif on ne laisse pas les individus libres de penser, on ne les laisse pas devenir des collaborateurs, mais des exécutants. On suit une ligne de pensées et on doit la suivre à la lettre si on ne veut pas avoir de critique ouverte, car les individus qui forment le groupe, n’acceptent pas la différence. On créer des liens de dépendance car tout ce qui modifie cette forme de pensée, crée de l’insécurité et un désordre au niveau de l’organisation structurelle du groupe.

Même au niveau des pensées nous sommes liés à une toile collective astrale qui véhicule des idées à des niveaux inférieurs et qui empêchent la progression d’un individu car il ne peut développer son autonomie et sa liberté de choisir. On choisit pour lui et il ne fait qu’exécuter tout comme un automate. Nous avons l’impression de vivre constamment sous pression, sous imposition et cela sans pouvoir y remédier, car nous n’avons pas le support du groupe si nous sommes différents et que nous adoptons une forme comportementale différente. Nous avons l’impression d’être seul sur la planète et que les autres sont encore des moutons qui subissent sans réagir alors que nous voulons tout autre chose pour notre progression.

Pour sortir de cette filiale astrale, il faut développer beaucoup de détachement, de force, d’autonomie, de liberté de choisir ainsi qu’une individualité. Mais ce qui crée une insécurité c’est que nous n’avons pas le support du groupe et que nous devons affronter seul les évènements. Tout comme l’animal qui sort de sa meute devra affronter tout seul les prédateurs et il lui faudra être bien astucieux pour s’en sortir. L’amour parental est distinct selon notre évolution. C'est-à-dire que normalement dans les premiers stades évolutif l’amour parental est possessif et on cherche à contrôler notre environnement et à véhiculer le fait même que la réussite devrait être selon notre conception d’idée et que tout le monde devrait prendre cette direction. Ce qui devient erroné avec l’évolution car l’ordre des évènements fait en sorte qu’il y ait un détachement. Les parents deviennent de meilleurs éducateurs, qui ressemblent à des conseillers plutôt que d’imposer des règles et d’utiliser le rejet pour les faire mettre en application.

En occident on pratique de plus en plus le fait que les parents utilisent la négociation, et deviennent des conseillers. Car le cycle évolutif est rendu à utiliser de plus en plus de pouvoir féminin. Dans le passé on utilisait un pouvoir masculin. Par exemple on associait un homme et une femme par lien d’avantage concret et on décidait de l’avenir des enfants, soit sur l’éducation, le métier qu’ils allaient pratiquer, le choix de la religion et des croyances, le choix comme j’ai mentionné du conjoint et de la conjointe sous la menace de représailles. Même sur le plan de la justice si on ne faisait pas ce que le clan familial avait décidé pour nous, on nous désavantageait car aucune règle n’existait sur le droit et la liberté des individus. Il n’y a pas encore si longtemps, que même le droit de parole n’existait pas.

On voit d’ailleurs ces vieux principes qui existent encore de nos jours dans des mentalités moins évoluées comme l’extrême orient et certaines communautés africaines. On peut le voir aussi en Russie et dans les pays de l’Est moins évolués, où les petites communautés sont associées par clan et ce sont des règles de clans qui existent.

Aujourd’hui en Occident on a des règles même sur le plan de la justice qui incitent les gens à prendre plus d’autonomie, à devenir libres sans dépendre de leur groupe. Même dans l’éducation on voit une nette transformation. On instaure des règles de négociation et on laisse beaucoup plus libres les jeunes de faire ce qu’ils veulent sans qu’on les rejette car on comprend qu’ils vivent des expériences et que celles-ci les rendent plus forts et plus autonomes. En occident la mentalité au niveau familial n’est plus la dépendance mais c’est de rendre les individus plus autonomes et plus individualisés. Même pour les personnes âgées, on ne les garde plus dans nos familles et elles n’ont aucun pouvoir de décision dans nos familles ce qui est relativement nouveau dans l’évolution de l’humanité.

b) L’amour possessif et de domination à travers le couple : l’un des deux se fond en l’autre pour assouvir les désirs de l’autre

Nous en avons fait mention précédemment. Il est question de relation d’égale à égale pour pouvoir devenir constructifs. C'est-à-dire que chacun des individus va garder son identité, garder son pouvoir de penser et celui de choisir. L’important dans une association c’est de trouver un équilibre en acceptant la différence de l’autre et en devenant des collaborateurs. Sinon on est au stade de déclencher des jeux de pouvoir où il y a un gagnant et un perdant. Le gagnant va dominer l’autre en prenant toutes les charges, en devenant maître à penser et son égo sera toujours satisfait car il n’aura aucun ajustement à faire par rapport à la différence de l’autre. Ce qui le mènera avec le temps à une distance et une démotivation car il n’exercera pas de libres choix. Le dominé se sent enrégimenté et celui qui est dominant ne se sent pas soutenu car il est le seul à porter le poids de ces choix.

Les individus doivent garder leur identité et en arriver à accepter la différence de l’autre pour évoluer parce qu’ils sont complémentaires. Cela est plus motivant car les échanges au niveau des capacités, des forces qui sont différents deviennent constructifs et évolutifs.

c) La perte d’identité : en Inde on a longtemps cru que le mariage faisait en sorte que la femme était partie intégrante de l’homme et lorsque celui-ci mourrait, la femme mourrait également alors on enfermait celle-ci même si elle était encore vivante sous prétexte (avec la certitude) qu’elle était morte en même temps que son mari et que son corps était un spectre.

Il y a longtemps en Inde il existait une règle. Lorsque les femmes se mariaient, elles devenaient la partie intégrante de l’homme et elles étaient prises en charge par leur mari, elle devenait leur esclave. Souvent on mariait les femmes en bas âge cela pouvait être à partir de 7 ans, et le mari pouvait avoir 15 ans ou plus. On choisissait de marier les femmes assez jeunes car la dote pour la famille était très importante et on se disait que les femmes étaient des bouches de plus à nourrir puisqu’elles ne travaillaient pas aux champs comme les garçons et n’était donc pas une source de revenu. Une femme ne pouvait pas à l’époque travailler et rapporter d’argent. Alors on la mariait le plus jeune possible afin qu’elle soit prise en charge par un mari. Mais évidemment, il y avait aussi une autre règle qui assurait qu’elle ne puisse revenir dans sa propre famille advenant que le mari décède car elle aurait été à nouveau une charge pour sa famille.

On les enfermait dans des espèces de cloîtres sous prétexte qu’étant donné qu’elles étaient mariées elles étaient partie intégrante de l’homme, alors si l’homme mourait, la femme mourait et si elle n’était pas morte avec lui, on disait qu’elle était des spectres.

Mais plus tard nous avons découvert que cette règle avait été établie par des hommes et non par des enseignements spirituels. Heureusement, les femmes contribuent grandement en Inde maintenant. Elles travaillent, elles ont des petits commerces et ont maintenant quelques droits. Ce qui leur permet de développer de l’autonomie et de la liberté. On s’est aussi aperçu que le nombre de femmes avaient diminué et qu’il fallait faire quelque chose pour ne pas que s’éteigne la jeunesse en Inde. Ce qui a forcé ce peuple à s’ouvrir vers d’autres horizons.


Leyla :

Je pense que l’union fait la force et que l’union ou les associations sont primordiales car elles permettent de travailler à une plus grande échelle, mais permettent aussi de travailler avec des idées mieux construites, mieux muries, et plus axées sur l’égalité. Ce qui permet d’être beaucoup plus précis. Par exemple, nous savons que le côté masculin est plus fonceur, plus extérieur, et généralement sa force est plus grande que son côté intérieur. Et l’union avec le côté féminin lui permet de devenir plus négociateur, et leur permet de régler les choses avec une vision beaucoup plus large et moins limitative. Ce qui lui permet de négocier sans devenir destructeur.

De même que l’union féminine avec la partie masculine lui permet de devenir plus autonome sur le plan concret et plus affirmatif avec un pouvoir de discernement plus grand.

Je rajouterais que si nous voulons vraiment évoluer il faut trouver notre autonomie et notre liberté et cela demande parfois de créer une distance avec notre groupe d’attache familiale pour en créer d’autres à un niveau supérieur. La liberté de choisir amène beaucoup plus de force et de pouvoir d’action car nous ne dépendons pas d’un groupe d’appartenance. Et pour ce faire nous devons avoir des relations justes et être complémentaires en étant interdépendants.

Lucka

Conclusion :

Si nous voulons aller de l’avant il faut être libre et plus autonome. Notre liberté au niveau d’être selon notre réelle identité fait en sorte que l’on peut sortir d’un groupe d’appartenance et travailler avec d’autres sans avoir à adopter de règle car nous ne sommes pas dépendants des autres.

Et si nous choisissons de collaborer avec un associé il faut savoir conserver notre identité et non se fondre dans l’autre. Conserver son identité permet d’obtenir des idées plus créatrices et plus évolutives.

Heureusement que le côté masculin a maintenant plus d’ouverture face à l’explosion de la transformation du côté féminin car c’est ensemble qu’ils travaillent pour pouvoir évoluer en acceptant leurs différences.

Il y a t-il des questions ?

Question

Est-ce que «Amour possessif» veut dire peur de perdre, peur de l’abandon, peur de disparaître et peur d’une perte d’identité ?


Lucka

Oui tout à fait mais l’amour possessif représente également une sécurité. Par exemple nous voyons chez les animaux que tous ceux qui vivent en bande, vont la défendre et cela au péril de leur vie. Tout intrus sera considéré comme un ennemi et sera écarté du groupe.

Dans l’amour possessif, il y a aussi le fait qu’il existe des règles de soumission à penser sous peine d’être rejeté du groupe. Et être rejeté d’un groupe signifie que nous sommes à la merci des prédateurs. Nous marcherons seul au risque et péril de notre vie. Autrement dit l’amour possessif est également un moyen de faire sentir aux individus un sentiment d’obligation pour faire parti du groupe et bénéficier de la protection de celui-ci.

Normalement dans un groupe il existe des règles formées par le maître et tout le monde doit adopter la même façon de penser, la même façon de se comporter et les individus ne doivent jamais faire l’objet de mutinerie au profit de son propre pouvoir. Donc il y a une identité de groupe faite ou établie par le maître mais toute identité individuelle est dissoute dans les règles et dans le désir du maître.

La peur de perdre son identité n’existe pas car de toute façon dans l’amour possessif nous perdons notre réelle identité au profit du maître à penser.

Le fait d’avoir peur de se retrouver seul soulève le fait d’avoir peur de disparaître et de n’avoir aucune importance et de cesser d’exister.

Question

Chez les animaux c’est évident qu’il y a toujours un dominant qui fait régner sa loi, et ceux qui ne s’y soumettent pas sont éliminés, chassés et exclus. Le fait de ne pas se soumettre, insécurise le dominant qui veut le bien du groupe, mais selon ses limitations animales n’est-ce pas ?

Lucka

Oui tout à fait. Le bien du groupe est en effet sa sécurité dans son autorité face au groupe. Et il croit de cette façon que le groupe lui appartient et il se sent dans l’obligation de défendre et de protéger le groupe selon sa perception et non selon la perception de groupe.

Question

Il semble que l’humanité soit rendue seulement dans l’expérience de l’adolescence présentement et qu’il y a beaucoup à faire en matière de juste relation. Comment un adolescent pense-t-il et comment se comporte-t-il ?


Lucka

Un adolescent veut en réalité prendre son autonomie, son envol et veut prouver son utilité et sa valeur dans son existence. C'est-à-dire qu’il apprend à dépasser ses peurs tout en apprenant comment fonctionnent les éléments dans sa vie. Il apprend par l’essai à travers diverses expériences, qui sont parfois positives et quelques fois un peu moins. Il apprend à faire sa place et à développer sa propre sécurité sans dépendre du groupe. À son tour, il souhaite former son propre groupe et en arriver à être le leader de celui-ci.

Leyla

Une adolescent à sensiblement des objectifs similaires, excepter que l’adolescent, va vouloir se prouver à lui-même et aux autres sa force, son pouvoir et va normalement vouloir faire sa place dans le concret. Tandis qu’une adolescente va beaucoup se remettre en question sur ses nouvelles valeurs. Elle va vouloir avoir un amoureux former un petit clan familial, et développer une utilité sur le plan de l’amour et du service.

Question

Nos familles sont encore tricotées très serrées. Nous vivons comme dans une toile d’araignée et il est très difficile de s’en détacher n’est-ce pas ?

Lucka

Oui tout à fait et pour la raison invoquer plus haut, c'est-à-dire qu’en premier lieu le groupe représente la sécurité et représente l’union de plusieurs personnes et les attaches sont normalement très serrées en raison de la dépendance des individus face au groupe. C'est-à-dire que dans l’astral il y a des liens qui font en sorte que les individus sentent l’obligation d’appartenir à ce groupe et d’avoir des devoirs face à ce groupe.

Question

Vous parlez de toile astrale, je pense que nous avons intérêt à bien comprendre ce thème. Pourriez-vous élaborer un peu?

Lucka

Astralement parlant nous sommes liés par une espèce de toile d’araignée qui contient des éléments cumulés par l’astral de chaque individu qui appartient à ce groupe. Par exemple dans le plan concret on parle de gènes héréditaires qui sont transmissibles à un ou plusieurs individus et même d’une génération à l’autre. Sur le plan astral c’est la même chose, il y a des éléments cumulés qui viennent de l’astral de groupe : sentiments, émotions, réactions, peurs, ressentiment, jalousie, pouvoir etc., et lorsque nous baignons dans un groupe possessif et que nous ne sommes pas encore individualisés, nous dépendons de cet astral qui est transmis dans ce groupe.

Question

Quelle est la meilleure façon de se libérer de cette toile ? Il y a-t-il plusieurs façons de le faire ?

Lucka

Effectivement il y a plusieurs façons de se libérer de cet astral mais je pense qu’il n’y a pas une façon meilleure qu’une autre de le faire. Tout dépend de notre degré de conscience, de discernement, de force afin de vouloir se transformer

D’abord il faut qu’il y ait le désir de se transformer et de devenir individualisé et autonome. Il faut avoir assez de force pour affirmer ses idées et vivre selon sa véritable identité et non comme une image que le groupe projette sur nous. Autrement dit, il faut savoir faire le détachement de toutes ces règles et de ses sentiments d’obligation d’appartenance envers un groupe.

Et bien sûr il ne faut pas négliger de mentionner que les évènements se présentent différemment d’un individu à l’autre car cela dépend de la décision qui est faite au niveau de son âme.

Question

De plus en plus les femmes ne veulent plus être soumises, et développent sur le plan concret une liberté financière. Elles deviennent de plus en plus autonomes et le pauvre mâle dans tout cela à beaucoup de difficultés à suivre n’est-ce pas ?

Lucka

En effet et avec raison les femmes occupent une partie de son pouvoir, de son territoire, et même de sa concurrence et c’est très menaçant! Et de plus dans les nouvelles générations en occident, le pauvre mâle comme vous dites, doit prendre des responsabilités féminines. Vous imaginez au point que les femmes se transforment et à la vitesse que les choses se transforment. C’est un véritable calvaire pour le pauvre mâle qui doit constamment s’adapter à madame qui ne veut plus l’écouter et en plus c’est lui qui doit écouter de temps en temps s’il ne veut pas se retrouver seul. Quelle transformation! Et les femmes doivent constamment négocier avec lui, quelle patience! Et finalement la femme comprend que si elle affirme son opinion de la bonne façon ce pauvre homme va finir par adopter cette façon de voir les choses, mais il faut qu’elle lui laisse croire que cela vient de lui et qu’il a raison alors là il occupe sa place de vrai mâle et il est heureux.

Toute une transformation pour ce combattant qui se croyait obligé de défendre son harem mais là il apprend qu’elle est aussi forte que lui pour se battre à ses côtés, et qu’en plus elle peut panser ses blessures. C’est bien la transformation des femmes, cela décharge le mâle de pas mal de poids, et c’est agréable d’avoir des êtres qui savent tout faire. Et puisque dans le passé il n’était pas question de les laisser faire eh bien ils peuvent maintenant se reposer!

Question

Nous semblons finalement aimer la dépendance car c’est moins difficile à vivre n’est-ce pas ?

Lucka

Oui tout à fait, la dépendance fait en sorte qu’une fausse sécurité existe et cela crée aussi une fausse stabilité et de cette façon nous n’avons pas à faire de changement puisque un rôle dans la dépendance implique toujours la même façon de faire les choses et on se cristallise dans des formes de pensées que nous n’avons pas à produire, c’est beaucoup plus facile ainsi mais moins motivant et moins créateur.

Question

Il y a de plus en plus de jeunes qui veulent vivre une autonomie et une liberté. Ils semblent être bien différents que dans le passé. Pourriez-vous nous expliquer ces différences afin que nous ayons une meilleure compréhension ?

Lucka

Depuis que le monde est monde que les nouvelles générations amènent du renouveau. Nous-mêmes, n’avons pas vécu là même vie que nos parents. Les technologies concrètes n’était pas les mêmes, les mœurs, la façon de vivre, les idées véhiculées sur les croyances étaient différentes même la politique n’était pas la même.

Les nouvelles générations font en sorte que l’humanité va vers l’avant et évolue. Dans les générations du 6ième rayon (La dévotion et l’idéalisme) on véhiculait des sentiments de dévotion, d’obligation, d’idéalisme et nous devions absolument mettre tout en œuvre pour répondre aux conditions de réalisation de ces idéaux qui étaient véhiculés, et même cela pouvait aller jusqu’à la mort.

Aujourd’hui les mœurs ont bien changé car c’est l’ère du 7ième rayon (restructuration et réorganisation) qui implique une structure, une organisation améliorée, et même un cérémonial différent.

Ce qui veut dire que l’ère du 7ième rayon amène des changements importants dans les idéaux, la façon de faire les choses, les façons de penser et comme ce sont des êtres du 7ième rayon ils sont plus individualisés, plus égo, et plus impersonnels. Quand je dis «plus égo» c’est dans le sens qu’ils ne travaillent pas pour le bien d’un groupe ou d’une société, ils travaillent plutôt pour leur propre individualité. Ils se renforcissent de cette façon pour établir l’ordre et les structures sans dépendre de l’approbation de qui que ce soit, c’est pour cela que même sur les objectifs moraux il y a eu changement important dans le sens qu’ils ne se demandent pas si c’est bien ou mal de faire une chose. Ils le font tout simplement. Le sentiment d’obligation face à un groupe ou une société est inexistant dans l’ère du 7ième rayon. Les individus apprennent à gérer cette «liberté». Car n’oublions pas que la soit disant liberté s’arrête à la liberté des autres.

Question

Ils sont dans le renouveau, mais s’avent-ils où ils vont ?

Lucka

Non, car dans le renouveau il n’existe pas de plan tracé d’avance. Nous marchons dans un brouillard sans savoir où nous allons vraiment nous retrouver. Tandis que dans l’ère du 6ième rayon, nous avions un idéalisme à suivre.

Question

La recherche d’individualité semble apporter un rejet de l’amour possessif est-ce exact ?

Lucka

Oui l’individualité se complète avec autonomie. Et pour cela les individus apprennent à vivre selon leur propre identité et non selon les règles déjà établies d’un groupe. C’est pour cela que beaucoup d’individus du 7ième rayon ont de la difficulté avec des règles de système. Ils ne se sentent pas dans l’obligation d’adopter des règles alors ils trouvent difficile de collaborer avec ceux qui en imposent.

Question

Le comportement des jeunes nous semble plus froid, plus au niveau du mental inférieur. Pourquoi est-ce ainsi ?

Lucka

Ils sont plus individualisés, plus mentalisés et plus développés sur le plan de l’autonomie. Ce sont de jeunes loups qui essayent tout simplement de former leur propre clan, mais ils manquent de maturité et doivent faire leurs propres expériences pour l’acquérir. Ils doivent apprendre que c’est bien beau de démolir les anciens régimes imposants, mais il faut qu’ils soient capables de se structurer, et de s’organiser dans le renouveau. Et cela s’apprend sur le plancher des vaches.

Question

Pour enseigner aux jeunes, l’autonomie, la liberté nous devons en avoir fait l’expérience d’abord. Est-ce que ce sont les jeunes et les femmes dans notre société, qui sont en train de nous l’apprendre ?

Lucka

Oui en partie mais ce sont ceux qui acceptent de collaborer avec les changements que les jeunes et les femmes apportent. Je ne pense pas que ce soit seulement certains groupes qui s’ont responsables d’un changement de société mais c’est plutôt un tout. Par exemple dans les manifestations de libération de la femme on voit des hommes qui s’intègrent et prennent des charges dans ces groupes. Ils soutiennent la cause. Dans les manifestations qui ont eu lieu récemment (les indignés) qui ont par l’action de jeunes, tenté de renverser des gouvernements, certains individus matures ont soutenu ces groupes, je pense que c’est l’action avec une mutuelle collaboration qui est responsable de changement dans un groupe ou dans une société.

Question

Dans un couple si un des deux se transforme réellement, change sa façon d’être, se libère de ses chaînes ou d’une partie de ses limitations, généralement l’autre se sent moins concerné par ce cheminement est-ce la cause des nombreuses séparations et divorces ?

Lucka

Je pense que ce n’est pas le fait de se sentir concerné ou pas, je pense que nous sommes avec certains individus pour un moment pour vivre certaines expériences et lorsque nous avons appris celles-ci, il y a sensiblement une fin à la relation, à moins que les deux individus soient sur la même ligne d’évolution, et se transforment dans les mêmes parallèles. C'est-à-dire que l’idéal est le même mais la façon de le faire va être différente selon la polarisation. Mais les deux seront complémentaires. Lorsque nous mettons fin à certaines expériences c’est que nous acquérons de la force et du discernement pour pouvoir prendre un envol vers une transformation.

Question

Vous dites que l’union fait la force. Nous devons expérimenter cette union avant de fusionner n’est-ce pas? Mais comment?

Lucka

Tout à fait. Nous devons avoir le désir d’aller vers certains objectifs qui sont presque similaires mais cela est au niveau de l’âme, et de la personnalité. Il faut développer de la patience, de la tolérance et l’acceptation de la différence. Autrement dit avant d’arriver à un état de fusion qui fait en sorte que nous devenons complémentaires tout en étant interdépendants, nous devons apprendre à développer à devenir des mutuels collaborateurs tout en conservant notre identité.


Question

Le pouvoir vécu par le masculin est souvent destructeur, mais je pense qu’il peut être très créatif et peut être très évolutif s’il est bien vécu n’est-ce pas ?

Lucka

Tout à fait car le côté masculin a son rôle (à jouer) mais il doit apprendre à bien utiliser son pouvoir et à être constructif, À composer avec ce qui existe déjà pour ne pas tout détruire et devoir reconstruire à chaque fois en repartant à zéro. Un pôle masculin assumé n’a pas peur de perdre son pouvoir même s’il accepte de collaborer avec son contraire. Il voit même cela comme un avancement.

Question

Est-ce que les dépendants ont plus de succès à s’élever à un autre niveau que les indépendants ?

Lucka

Le fait de ne pas croire à leur autosuffisance et de ne pas chercher à manipuler les gens ou les évènements afin de les attirer en leur faveur et s’ils développent assez d’humilité pour pouvoir se remettre en question et accepter l’aide des autres, oui ils peuvent avec succès s’élever à un niveau supérieur. Tandis que les dépendants, comme ils ont besoin de se faire aimer, peuvent se remettre en question et avoir une capacité de s’auto évaluer pour établir un changement. Ce qui crée une ouverture dans les prises de conscience et le lâcher prise, mais pour une personne indépendante qui croit à son autosuffisance et qui se cache derrière ses peurs et se cristallise dans des formes pour ne pas être déstabilisée, cela devient plus difficile pour elle de faire des changements.

Question

Pour vraiment évoluer, se transformer, à un niveau plus élevé nous devons vivre cette liberté et cette autonomie pas seulement au niveau de la connaissance mais également en association, en union et en fusionnement avec le côté féminin jusque dans le plan concret n’est-ce pas ?

Lucka

Oui tout à fait, car ce que nous savons au niveau mental doit effectivement descendre dans le plan concret pour être un individu réalisé à part entière. Ce que nous réussissons à mettre en pratique est intégré et est codé dans notre système cellulaire, et devient ainsi un automatisme dans l’évolution et la transformation des individus. Et pour ce faire nous devons être en partie libres de vivre notre réelle identité.


Lucka

Conclusion

Dans de justes relations, il serait idéal d’avoir des relations de fusionnement soit avec son contraire, ou avec des gens de plus d’expérience ou même avec différents groupes. Mais pour l’instant cela reste un idéal car nous sommes en constante transformation, étant donné que nous ne sommes pas encore des êtres réalisés. Nous apprenons à développer l’autonomie, l’individualité et à établir des relations complémentaires, et cela se voit justement par l’action de la collaboration entre le masculin et le féminin et entre les jeunes générations du 7ième et du 6ième rayon.

 


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Guga Chohan
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