Cour Fusion 3
L’interprétation de la fusion
Qu’est-ce qu’une relation de dépendance?
:
a) La relation de l’amour possessif : amour parental, amour
filial, amour collectif.
b) L’amour possessif et de domination à
travers le couple : l’un des deux se fond en l’autre
pour assouvir les désirs de l’autre.
c) La perte d’identité : en Inde
on a longtemps cru que le mariage faisait en sorte que la femme
était partie intégrante de l’homme et lorsque
celui-ci mourrait, c’était comme si la femme mourrait
en même temps. Alors, on l’enfermait même si
elle était encore vivante car on aurait cru qu’elle
était un spectre.
a) La relation de l’amour possessif : amour parental, amour
filial, amour collectif :
Lucka
Dans un groupe il y a une relation animale qui
a toujours été présente depuis que l’homme
existe. En ce sens que l’homme a appris que s’il voulait
subsister il avait besoin de la protection d’un groupe et
d’un lien d’appartenance. Le fonctionnement ressemble
beaucoup à une meute animale. Que si un membre qui sort
du troupeau il est en danger puisqu’il se retrouve seul.
Donc il n’a pas l’appui du groupe et ne dépend
donc plus du chef de meute. Il est très rare dans un groupe
filial que l’amour ne soit pas possessif car les relations
existantes ne sont pas au niveau de l’amour supérieur
où les individus sont aimés inconditionnellement,
qu’ils soient libres, et deviennent par conséquent
autonomes et individualisés. On instaure des règles
de groupe et tout le monde qui dépend de ce groupe doit
adopter ses règles. Sinon c’est l’exclusion
et la non acceptation. Dans l’amour possessif on ne laisse
pas les individus libres de penser, on ne les laisse pas devenir
des collaborateurs, mais des exécutants. On suit une ligne
de pensées et on doit la suivre à la lettre si on
ne veut pas avoir de critique ouverte, car les individus qui forment
le groupe, n’acceptent pas la différence. On créer
des liens de dépendance car tout ce qui modifie cette forme
de pensée, crée de l’insécurité
et un désordre au niveau de l’organisation structurelle
du groupe.
Même au niveau des pensées nous sommes
liés à une toile collective astrale qui véhicule
des idées à des niveaux inférieurs et qui
empêchent la progression d’un individu car il ne peut
développer son autonomie et sa liberté de choisir.
On choisit pour lui et il ne fait qu’exécuter tout
comme un automate. Nous avons l’impression de vivre constamment
sous pression, sous imposition et cela sans pouvoir y remédier,
car nous n’avons pas le support du groupe si nous sommes
différents et que nous adoptons une forme comportementale
différente. Nous avons l’impression d’être
seul sur la planète et que les autres sont encore des moutons
qui subissent sans réagir alors que nous voulons tout autre
chose pour notre progression.
Pour sortir de cette filiale astrale, il faut
développer beaucoup de détachement, de force, d’autonomie,
de liberté de choisir ainsi qu’une individualité.
Mais ce qui crée une insécurité c’est
que nous n’avons pas le support du groupe et que nous devons
affronter seul les évènements. Tout comme l’animal
qui sort de sa meute devra affronter tout seul les prédateurs
et il lui faudra être bien astucieux pour s’en sortir.
L’amour parental est distinct selon notre évolution.
C'est-à-dire que normalement dans les premiers stades évolutif
l’amour parental est possessif et on cherche à contrôler
notre environnement et à véhiculer le fait même
que la réussite devrait être selon notre conception
d’idée et que tout le monde devrait prendre cette
direction. Ce qui devient erroné avec l’évolution
car l’ordre des évènements fait en sorte qu’il
y ait un détachement. Les parents deviennent de meilleurs
éducateurs, qui ressemblent à des conseillers plutôt
que d’imposer des règles et d’utiliser le rejet
pour les faire mettre en application.
En occident on pratique de plus en plus le fait
que les parents utilisent la négociation, et deviennent
des conseillers. Car le cycle évolutif est rendu à
utiliser de plus en plus de pouvoir féminin. Dans le passé
on utilisait un pouvoir masculin. Par exemple on associait un
homme et une femme par lien d’avantage concret et on décidait
de l’avenir des enfants, soit sur l’éducation,
le métier qu’ils allaient pratiquer, le choix de
la religion et des croyances, le choix comme j’ai mentionné
du conjoint et de la conjointe sous la menace de représailles.
Même sur le plan de la justice si on ne faisait pas ce que
le clan familial avait décidé pour nous, on nous
désavantageait car aucune règle n’existait
sur le droit et la liberté des individus. Il n’y
a pas encore si longtemps, que même le droit de parole n’existait
pas.
On voit d’ailleurs ces vieux principes qui
existent encore de nos jours dans des mentalités moins
évoluées comme l’extrême orient et certaines
communautés africaines. On peut le voir aussi en Russie
et dans les pays de l’Est moins évolués, où
les petites communautés sont associées par clan
et ce sont des règles de clans qui existent.
Aujourd’hui en Occident on a des règles
même sur le plan de la justice qui incitent les gens à
prendre plus d’autonomie, à devenir libres sans dépendre
de leur groupe. Même dans l’éducation on voit
une nette transformation. On instaure des règles de négociation
et on laisse beaucoup plus libres les jeunes de faire ce qu’ils
veulent sans qu’on les rejette car on comprend qu’ils
vivent des expériences et que celles-ci les rendent plus
forts et plus autonomes. En occident la mentalité au niveau
familial n’est plus la dépendance mais c’est
de rendre les individus plus autonomes et plus individualisés.
Même pour les personnes âgées, on ne les garde
plus dans nos familles et elles n’ont aucun pouvoir de décision
dans nos familles ce qui est relativement nouveau dans l’évolution
de l’humanité.
b) L’amour possessif et de domination à
travers le couple : l’un des deux se fond en l’autre
pour assouvir les désirs de l’autre
Nous en avons fait mention précédemment.
Il est question de relation d’égale à égale
pour pouvoir devenir constructifs. C'est-à-dire que chacun
des individus va garder son identité, garder son pouvoir
de penser et celui de choisir. L’important dans une association
c’est de trouver un équilibre en acceptant la différence
de l’autre et en devenant des collaborateurs. Sinon on est
au stade de déclencher des jeux de pouvoir où il
y a un gagnant et un perdant. Le gagnant va dominer l’autre
en prenant toutes les charges, en devenant maître à
penser et son égo sera toujours satisfait car il n’aura
aucun ajustement à faire par rapport à la différence
de l’autre. Ce qui le mènera avec le temps à
une distance et une démotivation car il n’exercera
pas de libres choix. Le dominé se sent enrégimenté
et celui qui est dominant ne se sent pas soutenu car il est le
seul à porter le poids de ces choix.
Les individus doivent garder leur identité
et en arriver à accepter la différence de l’autre
pour évoluer parce qu’ils sont complémentaires.
Cela est plus motivant car les échanges au niveau des capacités,
des forces qui sont différents deviennent constructifs
et évolutifs.
c) La perte d’identité : en Inde
on a longtemps cru que le mariage faisait en sorte que la femme
était partie intégrante de l’homme et lorsque
celui-ci mourrait, la femme mourrait également alors on
enfermait celle-ci même si elle était encore vivante
sous prétexte (avec la certitude) qu’elle était
morte en même temps que son mari et que son corps était
un spectre.
Il y a longtemps en Inde il existait une règle.
Lorsque les femmes se mariaient, elles devenaient la partie intégrante
de l’homme et elles étaient prises en charge par
leur mari, elle devenait leur esclave. Souvent on mariait les
femmes en bas âge cela pouvait être à partir
de 7 ans, et le mari pouvait avoir 15 ans ou plus. On choisissait
de marier les femmes assez jeunes car la dote pour la famille
était très importante et on se disait que les femmes
étaient des bouches de plus à nourrir puisqu’elles
ne travaillaient pas aux champs comme les garçons et n’était
donc pas une source de revenu. Une femme ne pouvait pas à
l’époque travailler et rapporter d’argent.
Alors on la mariait le plus jeune possible afin qu’elle
soit prise en charge par un mari. Mais évidemment, il y
avait aussi une autre règle qui assurait qu’elle
ne puisse revenir dans sa propre famille advenant que le mari
décède car elle aurait été à
nouveau une charge pour sa famille.
On les enfermait dans des espèces de cloîtres
sous prétexte qu’étant donné qu’elles
étaient mariées elles étaient partie intégrante
de l’homme, alors si l’homme mourait, la femme mourait
et si elle n’était pas morte avec lui, on disait
qu’elle était des spectres.
Mais plus tard nous avons découvert que cette règle
avait été établie par des hommes et non par
des enseignements spirituels. Heureusement, les femmes contribuent
grandement en Inde maintenant. Elles travaillent, elles ont des
petits commerces et ont maintenant quelques droits. Ce qui leur
permet de développer de l’autonomie et de la liberté.
On s’est aussi aperçu que le nombre de femmes avaient
diminué et qu’il fallait faire quelque chose pour
ne pas que s’éteigne la jeunesse en Inde. Ce qui
a forcé ce peuple à s’ouvrir vers d’autres
horizons.
Leyla :
Je pense que l’union fait la force et que
l’union ou les associations sont primordiales car elles
permettent de travailler à une plus grande échelle,
mais permettent aussi de travailler avec des idées mieux
construites, mieux muries, et plus axées sur l’égalité.
Ce qui permet d’être beaucoup plus précis.
Par exemple, nous savons que le côté masculin est
plus fonceur, plus extérieur, et généralement
sa force est plus grande que son côté intérieur.
Et l’union avec le côté féminin lui
permet de devenir plus négociateur, et leur permet de régler
les choses avec une vision beaucoup plus large et moins limitative.
Ce qui lui permet de négocier sans devenir destructeur.
De même que l’union féminine
avec la partie masculine lui permet de devenir plus autonome sur
le plan concret et plus affirmatif avec un pouvoir de discernement
plus grand.
Je rajouterais que si nous voulons vraiment évoluer
il faut trouver notre autonomie et notre liberté et cela
demande parfois de créer une distance avec notre groupe
d’attache familiale pour en créer d’autres
à un niveau supérieur. La liberté de choisir
amène beaucoup plus de force et de pouvoir d’action
car nous ne dépendons pas d’un groupe d’appartenance.
Et pour ce faire nous devons avoir des relations justes et être
complémentaires en étant interdépendants.
Lucka
Conclusion :
Si nous voulons aller de l’avant il faut
être libre et plus autonome. Notre liberté au niveau
d’être selon notre réelle identité fait
en sorte que l’on peut sortir d’un groupe d’appartenance
et travailler avec d’autres sans avoir à adopter
de règle car nous ne sommes pas dépendants des autres.
Et si nous choisissons de collaborer avec un associé
il faut savoir conserver notre identité et non se fondre
dans l’autre. Conserver son identité permet d’obtenir
des idées plus créatrices et plus évolutives.
Heureusement que le côté masculin
a maintenant plus d’ouverture face à l’explosion
de la transformation du côté féminin car c’est
ensemble qu’ils travaillent pour pouvoir évoluer
en acceptant leurs différences.
Il y a t-il des questions ?
Question
Est-ce que «Amour possessif» veut
dire peur de perdre, peur de l’abandon, peur de disparaître
et peur d’une perte d’identité ?
Lucka
Oui tout à fait mais l’amour possessif
représente également une sécurité.
Par exemple nous voyons chez les animaux que tous ceux qui vivent
en bande, vont la défendre et cela au péril de leur
vie. Tout intrus sera considéré comme un ennemi
et sera écarté du groupe.
Dans l’amour possessif, il y a aussi le
fait qu’il existe des règles de soumission à
penser sous peine d’être rejeté du groupe.
Et être rejeté d’un groupe signifie que nous
sommes à la merci des prédateurs. Nous marcherons
seul au risque et péril de notre vie. Autrement dit l’amour
possessif est également un moyen de faire sentir aux individus
un sentiment d’obligation pour faire parti du groupe et
bénéficier de la protection de celui-ci.
Normalement dans un groupe il existe des règles
formées par le maître et tout le monde doit adopter
la même façon de penser, la même façon
de se comporter et les individus ne doivent jamais faire l’objet
de mutinerie au profit de son propre pouvoir. Donc il y a une
identité de groupe faite ou établie par le maître
mais toute identité individuelle est dissoute dans les
règles et dans le désir du maître.
La peur de perdre son identité n’existe pas car de
toute façon dans l’amour possessif nous perdons notre
réelle identité au profit du maître à
penser.
Le fait d’avoir peur de se retrouver seul
soulève le fait d’avoir peur de disparaître
et de n’avoir aucune importance et de cesser d’exister.
Question
Chez les animaux c’est évident qu’il
y a toujours un dominant qui fait régner sa loi, et ceux
qui ne s’y soumettent pas sont éliminés, chassés
et exclus. Le fait de ne pas se soumettre, insécurise le
dominant qui veut le bien du groupe, mais selon ses limitations
animales n’est-ce pas ?
Lucka
Oui tout à fait. Le bien du groupe est
en effet sa sécurité dans son autorité face
au groupe. Et il croit de cette façon que le groupe lui
appartient et il se sent dans l’obligation de défendre
et de protéger le groupe selon sa perception et non selon
la perception de groupe.
Question
Il semble que l’humanité soit rendue
seulement dans l’expérience de l’adolescence
présentement et qu’il y a beaucoup à faire
en matière de juste relation. Comment un adolescent pense-t-il
et comment se comporte-t-il ?
Lucka
Un adolescent veut en réalité prendre
son autonomie, son envol et veut prouver son utilité et
sa valeur dans son existence. C'est-à-dire qu’il
apprend à dépasser ses peurs tout en apprenant comment
fonctionnent les éléments dans sa vie. Il apprend
par l’essai à travers diverses expériences,
qui sont parfois positives et quelques fois un peu moins. Il apprend
à faire sa place et à développer sa propre
sécurité sans dépendre du groupe. À
son tour, il souhaite former son propre groupe et en arriver à
être le leader de celui-ci.
Leyla
Une adolescent à sensiblement des objectifs
similaires, excepter que l’adolescent, va vouloir se prouver
à lui-même et aux autres sa force, son pouvoir et
va normalement vouloir faire sa place dans le concret. Tandis
qu’une adolescente va beaucoup se remettre en question sur
ses nouvelles valeurs. Elle va vouloir avoir un amoureux former
un petit clan familial, et développer une utilité
sur le plan de l’amour et du service.
Question
Nos familles sont encore tricotées très
serrées. Nous vivons comme dans une toile d’araignée
et il est très difficile de s’en détacher
n’est-ce pas ?
Lucka
Oui tout à fait et pour la raison invoquer
plus haut, c'est-à-dire qu’en premier lieu le groupe
représente la sécurité et représente
l’union de plusieurs personnes et les attaches sont normalement
très serrées en raison de la dépendance des
individus face au groupe. C'est-à-dire que dans l’astral
il y a des liens qui font en sorte que les individus sentent l’obligation
d’appartenir à ce groupe et d’avoir des devoirs
face à ce groupe.
Question
Vous parlez de toile astrale, je pense que nous
avons intérêt à bien comprendre ce thème.
Pourriez-vous élaborer un peu?
Lucka
Astralement parlant nous sommes liés par
une espèce de toile d’araignée qui contient
des éléments cumulés par l’astral de
chaque individu qui appartient à ce groupe. Par exemple
dans le plan concret on parle de gènes héréditaires
qui sont transmissibles à un ou plusieurs individus et
même d’une génération à l’autre.
Sur le plan astral c’est la même chose, il y a des
éléments cumulés qui viennent de l’astral
de groupe : sentiments, émotions, réactions, peurs,
ressentiment, jalousie, pouvoir etc., et lorsque nous baignons
dans un groupe possessif et que nous ne sommes pas encore individualisés,
nous dépendons de cet astral qui est transmis dans ce groupe.
Question
Quelle est la meilleure façon de se libérer
de cette toile ? Il y a-t-il plusieurs façons de le faire
?
Lucka
Effectivement il y a plusieurs façons de
se libérer de cet astral mais je pense qu’il n’y
a pas une façon meilleure qu’une autre de le faire.
Tout dépend de notre degré de conscience, de discernement,
de force afin de vouloir se transformer
D’abord il faut qu’il y ait le désir
de se transformer et de devenir individualisé et autonome.
Il faut avoir assez de force pour affirmer ses idées et
vivre selon sa véritable identité et non comme une
image que le groupe projette sur nous. Autrement dit, il faut
savoir faire le détachement de toutes ces règles
et de ses sentiments d’obligation d’appartenance envers
un groupe.
Et bien sûr il ne faut pas négliger
de mentionner que les évènements se présentent
différemment d’un individu à l’autre
car cela dépend de la décision qui est faite au
niveau de son âme.
Question
De plus en plus les femmes ne veulent plus être
soumises, et développent sur le plan concret une liberté
financière. Elles deviennent de plus en plus autonomes
et le pauvre mâle dans tout cela à beaucoup de difficultés
à suivre n’est-ce pas ?
Lucka
En effet et avec raison les femmes occupent une
partie de son pouvoir, de son territoire, et même de sa
concurrence et c’est très menaçant! Et de
plus dans les nouvelles générations en occident,
le pauvre mâle comme vous dites, doit prendre des responsabilités
féminines. Vous imaginez au point que les femmes se transforment
et à la vitesse que les choses se transforment. C’est
un véritable calvaire pour le pauvre mâle qui doit
constamment s’adapter à madame qui ne veut plus l’écouter
et en plus c’est lui qui doit écouter de temps en
temps s’il ne veut pas se retrouver seul. Quelle transformation!
Et les femmes doivent constamment négocier avec lui, quelle
patience! Et finalement la femme comprend que si elle affirme
son opinion de la bonne façon ce pauvre homme va finir
par adopter cette façon de voir les choses, mais il faut
qu’elle lui laisse croire que cela vient de lui et qu’il
a raison alors là il occupe sa place de vrai mâle
et il est heureux.
Toute une transformation pour ce combattant qui
se croyait obligé de défendre son harem mais là
il apprend qu’elle est aussi forte que lui pour se battre
à ses côtés, et qu’en plus elle peut
panser ses blessures. C’est bien la transformation des femmes,
cela décharge le mâle de pas mal de poids, et c’est
agréable d’avoir des êtres qui savent tout
faire. Et puisque dans le passé il n’était
pas question de les laisser faire eh bien ils peuvent maintenant
se reposer!
Question
Nous semblons finalement aimer la dépendance
car c’est moins difficile à vivre n’est-ce
pas ?
Lucka
Oui tout à fait, la dépendance fait
en sorte qu’une fausse sécurité existe et
cela crée aussi une fausse stabilité et de cette
façon nous n’avons pas à faire de changement
puisque un rôle dans la dépendance implique toujours
la même façon de faire les choses et on se cristallise
dans des formes de pensées que nous n’avons pas à
produire, c’est beaucoup plus facile ainsi mais moins motivant
et moins créateur.
Question
Il y a de plus en plus de jeunes qui veulent vivre
une autonomie et une liberté. Ils semblent être bien
différents que dans le passé. Pourriez-vous nous
expliquer ces différences afin que nous ayons une meilleure
compréhension ?
Lucka
Depuis que le monde est monde que les nouvelles
générations amènent du renouveau. Nous-mêmes,
n’avons pas vécu là même vie que nos
parents. Les technologies concrètes n’était
pas les mêmes, les mœurs, la façon de vivre,
les idées véhiculées sur les croyances étaient
différentes même la politique n’était
pas la même.
Les nouvelles générations font en
sorte que l’humanité va vers l’avant et évolue.
Dans les générations du 6ième rayon (La dévotion
et l’idéalisme) on véhiculait des sentiments
de dévotion, d’obligation, d’idéalisme
et nous devions absolument mettre tout en œuvre pour répondre
aux conditions de réalisation de ces idéaux qui
étaient véhiculés, et même cela pouvait
aller jusqu’à la mort.
Aujourd’hui les mœurs ont bien changé
car c’est l’ère du 7ième rayon (restructuration
et réorganisation) qui implique une structure, une organisation
améliorée, et même un cérémonial
différent.
Ce qui veut dire que l’ère du 7ième
rayon amène des changements importants dans les idéaux,
la façon de faire les choses, les façons de penser
et comme ce sont des êtres du 7ième rayon ils sont
plus individualisés, plus égo, et plus impersonnels.
Quand je dis «plus égo» c’est dans le
sens qu’ils ne travaillent pas pour le bien d’un groupe
ou d’une société, ils travaillent plutôt
pour leur propre individualité. Ils se renforcissent de
cette façon pour établir l’ordre et les structures
sans dépendre de l’approbation de qui que ce soit,
c’est pour cela que même sur les objectifs moraux
il y a eu changement important dans le sens qu’ils ne se
demandent pas si c’est bien ou mal de faire une chose. Ils
le font tout simplement. Le sentiment d’obligation face
à un groupe ou une société est inexistant
dans l’ère du 7ième rayon. Les individus apprennent
à gérer cette «liberté». Car
n’oublions pas que la soit disant liberté s’arrête
à la liberté des autres.
Question
Ils sont dans le renouveau, mais s’avent-ils
où ils vont ?
Lucka
Non, car dans le renouveau il n’existe pas
de plan tracé d’avance. Nous marchons dans un brouillard
sans savoir où nous allons vraiment nous retrouver. Tandis
que dans l’ère du 6ième rayon, nous avions
un idéalisme à suivre.
Question
La recherche d’individualité semble
apporter un rejet de l’amour possessif est-ce exact ?
Lucka
Oui l’individualité se complète
avec autonomie. Et pour cela les individus apprennent à
vivre selon leur propre identité et non selon les règles
déjà établies d’un groupe. C’est
pour cela que beaucoup d’individus du 7ième rayon
ont de la difficulté avec des règles de système.
Ils ne se sentent pas dans l’obligation d’adopter
des règles alors ils trouvent difficile de collaborer avec
ceux qui en imposent.
Question
Le comportement des jeunes nous semble plus froid,
plus au niveau du mental inférieur. Pourquoi est-ce ainsi
?
Lucka
Ils sont plus individualisés, plus mentalisés
et plus développés sur le plan de l’autonomie.
Ce sont de jeunes loups qui essayent tout simplement de former
leur propre clan, mais ils manquent de maturité et doivent
faire leurs propres expériences pour l’acquérir.
Ils doivent apprendre que c’est bien beau de démolir
les anciens régimes imposants, mais il faut qu’ils
soient capables de se structurer, et de s’organiser dans
le renouveau. Et cela s’apprend sur le plancher des vaches.
Question
Pour enseigner aux jeunes, l’autonomie,
la liberté nous devons en avoir fait l’expérience
d’abord. Est-ce que ce sont les jeunes et les femmes dans
notre société, qui sont en train de nous l’apprendre
?
Lucka
Oui en partie mais ce sont ceux qui acceptent
de collaborer avec les changements que les jeunes et les femmes
apportent. Je ne pense pas que ce soit seulement certains groupes
qui s’ont responsables d’un changement de société
mais c’est plutôt un tout. Par exemple dans les manifestations
de libération de la femme on voit des hommes qui s’intègrent
et prennent des charges dans ces groupes. Ils soutiennent la cause.
Dans les manifestations qui ont eu lieu récemment (les
indignés) qui ont par l’action de jeunes, tenté
de renverser des gouvernements, certains individus matures ont
soutenu ces groupes, je pense que c’est l’action avec
une mutuelle collaboration qui est responsable de changement dans
un groupe ou dans une société.
Question
Dans un couple si un des deux se transforme réellement,
change sa façon d’être, se libère de
ses chaînes ou d’une partie de ses limitations, généralement
l’autre se sent moins concerné par ce cheminement
est-ce la cause des nombreuses séparations et divorces
?
Lucka
Je pense que ce n’est pas le fait de se
sentir concerné ou pas, je pense que nous sommes avec certains
individus pour un moment pour vivre certaines expériences
et lorsque nous avons appris celles-ci, il y a sensiblement une
fin à la relation, à moins que les deux individus
soient sur la même ligne d’évolution, et se
transforment dans les mêmes parallèles. C'est-à-dire
que l’idéal est le même mais la façon
de le faire va être différente selon la polarisation.
Mais les deux seront complémentaires. Lorsque nous mettons
fin à certaines expériences c’est que nous
acquérons de la force et du discernement pour pouvoir prendre
un envol vers une transformation.
Question
Vous dites que l’union fait la force. Nous
devons expérimenter cette union avant de fusionner n’est-ce
pas? Mais comment?
Lucka
Tout à fait. Nous devons avoir le désir
d’aller vers certains objectifs qui sont presque similaires
mais cela est au niveau de l’âme, et de la personnalité.
Il faut développer de la patience, de la tolérance
et l’acceptation de la différence. Autrement dit
avant d’arriver à un état de fusion qui fait
en sorte que nous devenons complémentaires tout en étant
interdépendants, nous devons apprendre à développer
à devenir des mutuels collaborateurs tout en conservant
notre identité.
Question
Le pouvoir vécu par le masculin est souvent
destructeur, mais je pense qu’il peut être très
créatif et peut être très évolutif
s’il est bien vécu n’est-ce pas ?
Lucka
Tout à fait car le côté masculin
a son rôle (à jouer) mais il doit apprendre à
bien utiliser son pouvoir et à être constructif,
À composer avec ce qui existe déjà pour ne
pas tout détruire et devoir reconstruire à chaque
fois en repartant à zéro. Un pôle masculin
assumé n’a pas peur de perdre son pouvoir même
s’il accepte de collaborer avec son contraire. Il voit même
cela comme un avancement.
Question
Est-ce que les dépendants ont plus de succès
à s’élever à un autre niveau que les
indépendants ?
Lucka
Le fait de ne pas croire à leur autosuffisance
et de ne pas chercher à manipuler les gens ou les évènements
afin de les attirer en leur faveur et s’ils développent
assez d’humilité pour pouvoir se remettre en question
et accepter l’aide des autres, oui ils peuvent avec succès
s’élever à un niveau supérieur. Tandis
que les dépendants, comme ils ont besoin de se faire aimer,
peuvent se remettre en question et avoir une capacité de
s’auto évaluer pour établir un changement.
Ce qui crée une ouverture dans les prises de conscience
et le lâcher prise, mais pour une personne indépendante
qui croit à son autosuffisance et qui se cache derrière
ses peurs et se cristallise dans des formes pour ne pas être
déstabilisée, cela devient plus difficile pour elle
de faire des changements.
Question
Pour vraiment évoluer, se transformer,
à un niveau plus élevé nous devons vivre
cette liberté et cette autonomie pas seulement au niveau
de la connaissance mais également en association, en union
et en fusionnement avec le côté féminin jusque
dans le plan concret n’est-ce pas ?
Lucka
Oui tout à fait, car ce que nous savons
au niveau mental doit effectivement descendre dans le plan concret
pour être un individu réalisé à part
entière. Ce que nous réussissons à mettre
en pratique est intégré et est codé dans
notre système cellulaire, et devient ainsi un automatisme
dans l’évolution et la transformation des individus.
Et pour ce faire nous devons être en partie libres de vivre
notre réelle identité.
Lucka
Conclusion
Dans de justes relations, il serait idéal
d’avoir des relations de fusionnement soit avec son contraire,
ou avec des gens de plus d’expérience ou même
avec différents groupes. Mais pour l’instant cela
reste un idéal car nous sommes en constante transformation,
étant donné que nous ne sommes pas encore des êtres
réalisés. Nous apprenons à développer
l’autonomie, l’individualité et à établir
des relations complémentaires, et cela se voit justement
par l’action de la collaboration entre le masculin et le
féminin et entre les jeunes générations du
7ième et du 6ième rayon.
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